Linda Otsmane

La célébration de la journée mondiale de l’enseignant aura lieu aujourd’hui à l’école primaire « Mehdjoub Essaabah » d’El Mohgoun. Organisé en étroite collaboration avec l’association culturelle « Djenet Errayane », cet événement regroupera les parents d’élèves, le personnel de l’établissement éducatif ainsi que les enfants scolarisés. « Chacun peut contribuer à cette journée en célébrant la profession, en sensibilisant aux problèmes relatifs aux enseignants, en s’assurant que le respect des enseignants soit dans l’ordre naturel des choses. Saisissons l’opportunité de cette journée pour débattre, comparer, apprendre, argumenter, partager et améliorer », indique un enseignant. Notons que la célébration de cet événement se fait cette année dans des conditions très particulières à Arzew. Les problèmes d’ordre organisationnel, le manque d’entretien des écoles et la défaillance signalée en matière d’équipements pédagogiques sont autant de préoccupations qui ont secoué le secteur de l’éducation ayant connu une perturbation remarquable depuis la rentrée scolaire au mois de septembre écoulé. D’ailleurs, le personnel du CEM «Belkacem Hidjazi » situé dans la même localité d’El Mohgoun est entré dans une grève illimitée faute de conditions appropriées pour une meilleure rentabilité et scolarisation des élèves. Les enseignants grévistes qui se sont révoltés contre la dégradation des conditions socio- professionnelles, ont menacé de paralyser toutes les activités en cas où leurs doléances ne seront pas prises sérieusement en considération par la direction de l’Education. Ainsi, l’arrêt des cours qui a été lancé en début de semaine dernière est toujours en vigueur.

Situation énigmatique !

«Tous les enseignants maintiennent leur position afin de forcer les autorités locales, à leur tête le maire d’Arzew, à trouver une issue salutaire à leurs revendications, apprend-on. En effet, il a été exigé aux autorités locales de revoir les modalités régissant l’attribution des marchés pour l’équipement des infrastructures éducatives qui demeurent jusque là en manque de moyens adéquats pour assurer leur tache dans des conditions acceptables, faute de quoi le spectre d’une année blanche s’installe. Ce qui a semé une grande inquiétude chez les parents, les élèves et même la famille éducative qui se posent des questions sur l’avenir de cette année scolaire, vu la confusion qui entoure cette situation problématique.