Linda Otsmane

Les enseignants du CEM « Belkacem Hidjazi » d’El Mohgoun ont observé hier un mouvement de protestation pour contester les mauvaises conditions de travail qu’ils endurent depuis le 21 septembre dernier, date de la rentrée scolaire. L’ensemble des contestataires ont passé en revue la surcharge signalée dans leur établissement après l’affectation de nouveaux élèves notamment dans le premier et deuxième palier dont le nombre avoisine les 160. «Cette infrastructure éducative est dépourvue de toutes les commodités nécessaires pour une meilleure scolarisation des élèves. Même les équipements de base comme les tables, les chaises et les tableaux manquent cruellement. Cette lacune a eu des répercussions négatives sur le déroulement de notre mission. Nous avons eu recours à ce mouvement de protestation, pour justement faire pression sur ceux qui de droit, afin de trouver une solution d’urgence surtout qu’à notre niveau les cours ne sont pas encore entamés », dira un enseignant. De son côté, la direction de l’établissement a dû saisir le maire d’Arzew pour désigner une équipe pour l’entretien de l’infrastructure éducative affectée, à titre provisoire, à la nouvelle cité des 1300 logements sociaux par la direction de l’Education de wilaya pour atténuer la surcharge signalée dans l’établissement suscité, cependant aucune suite n’a été donnée. « La nouvelle école ne peut pas être exploitée pour le moment car elle a besoin de beaucoup de travaux d’entretien notamment en ce qui concerne le branchement en électricité, réseaux AEP et travaux d’étanchéité », dira M. T, un parent d’élève. D’après la même source, la direction de l’Education avait réquisitionné l’école des 1300 logements pour éviter qu’il y ait un dysfonctionnement dans le déroulement du programme pédagogique, cependant la passivité des autorités locales ne fait que compliquer la situation au point où la direction du CEM en question menace d’observer un arrêt de cours à partir de la semaine prochaine si les conditions ne s’améliorent pas. Aux dernières nouvelles, la mairie avait proposé aux parents d’élèves une solution qu’ils qualifient de « lunatique » du fait qu’elle n’arrange personne. « Nous avons appris que des CEM d’Arzew ont été choisis comme alternatives pour accueillir le surplus du nombre des élèves. Une solution qui pose problème pour la plupart des parents d’élèves qui ont soulevé le problème du manque du transport scolaire qui n’a jamais trouvé preneur à Arzew », apprend-on de la même source.

Transport scolaire inexistant

Notons que le problème du ramassage scolaire se pose avec acuité à travers les faubourgs de la commune d’Arzew. A Hai Gourine, les enfants endurent depuis des années le manque de transport scolaire. Ils sont des dizaines d’écoliers qui effectuent des déplacements de plusieurs kilomètres pour arriver à leur établissement. Les élèves arrivent toujours épuisés à cause du long déplacement fait depuis leurs hameaux. Des parents ont témoigné que les bus de ramassage scolaire sont inexistants. Le peu de moyens du genre mobilisés auparavant dans le cadre du transport scolaire sont dégradés et constituent même un danger pour les élèves. «Ils transportent jusqu’à 80 personnes, ce qui constitue un véritable danger », disent-ils. A ce sujet, les parents d’élèves souhaitent vivement que les autorités locales signent des conventions avec des transporteurs privés pour combler le déficit en matière de moyens de transport surtout en cette période où les changements climatiques ont commencé d’ores et déjà à faire leur apparition.