R.L

Le secteur de l’Education nationale dans la wilaya d’Oran, a connu une rentrée scolaire loin des espérances, notamment dans la région Est de la wilaya, où la situation risque de s’envenimer par d’autres mouvements de mécontentement parmi les corps administratif et pédagogique.
Les écoles de la région Est de la capitale de l’ouest, ont connu selon les informations, une rentrée scolaire catastrophique et sans précédent.
Ainsi les habitants de Hai Yasmine 1 et 2, ont été surpris par la décision des directeurs d’écoles et lycées de geler les inscriptions, après avoir constaté que le nombre d’élèves a doublé, atteignant le chiffre de plus de 60 élèves dans certaines classes. Par ailleurs, la situation à Cap Blanc, dans la commune d’El Kerma a été marquée par un grave incident, lorsque la directrice de l’école primaire Zetal Ben Ali a été agressée par un parent d’élève, venu pour inscrire son fils.
Ce dernier, qui est venu à l’école durant la matinée, a été convié de retourner l’après-midi à cause de la pression exercée sur l’administration, mais ce dernier refusa de quitter les lieux, avant d’entrer dans un état d’hystérie, en brisant des vitres, détériorant du matériel informatique et détruisant des documents de l’école.
Les responsables du syndicat de l’Unpef, à leur tête le président du bureau de wilaya, M. Hamouda Mahrez, se sont immédiatement rendus sur les lieux après l’incident, pour exprimer leur soutien en observant un sit in. La directrice du même établissement qui s’est dite avoir été victime d’une agression au sein même de son bureau, a déposé une plainte auprès des services de la gendarmerie nationale territorialement compétents.
Dans le même sillage, les parents d’élèves dénoncent la surcharge dans les classes et menacent de mener des protestations. A El Hassi, les parents d’élèves de l’école primaire de la cité des 1300 logements à Hai Zabana, ont dénoncé les conditions lamentables ayant marqué le retour aux classes de leurs enfants, où le nombre d’élèves par classe a dépassé les 55 écoliers, exprimant leurs craintes de voir cette situation se répercuter négativement sur les études. Les mêmes parents ont même menacé d’empêcher à leurs enfants de rejoindre les bancs des écoles à partir de cette semaine et de manifester devant les établissements scolaires.
Nous avons appris dans ce cadre que plusieurs doléances écrites ont été déposées dans le bureau de la directrice qui a, à son tour, saisi la direction de l’Education. A noter que plusieurs syndicats de l’Education, notamment l’Unpef, ont exprimé leur inquiétude quant à la non généralisation du plan urbanistique appliqué dans la daïra d’Oued Tlélat, un plan qui a démontré son efficacité pour pouvoir être réalisé dans les autres daïras de la wilaya.
Ce plan, rappelons-le, a permis à la daïra de Oued Tlélat d’enregistrer un retour des classes dans de bonnes conditions, de l’avis du personnel éducatif et des parents d’élèves, où le nombre d’élèves dans les classes n’a pas dépassé les 35 écoliers.