Par Younes Zahachi

Le commerce illégal et le manque flagrant de l’hygiène public qui porte un sacré coup à la salubrité générale ont pris le dessus au centre ville et- aux alentours de la ville de Mostaganem. L’image la plus frappante est celle que nous offrent les zones du marché couvert où s’entremêlent, fruits et légumes, alimentation générale, produits de la mer. L’APC, propriétaire des lieux ne s’inquiète apparemment pas de l’ordre, de l’obstruction de passage, des extensions et occupations illégales sachant qu’il y a des petits commerçants informels qui se sont installés dans la durée dans le moindre centimètre carré de libre. Cela ressemble plus à un « souk couvert » qu’à un marché.
C’est le même spectacle horrible au niveau du marché de « l’Oued Aïn-Sefra » mais en pire puisque dans la mêlée des fruits et légumes, c’est les articles vestimentaires made in china, vêtements de friperie, quincaillerie, pains divers, articles de lunetterie en tous genres… où tout y passe même des fruits et légumes pourris. En somme c’est un véritable capharnaüm avec en prime de tas d’immondices qui s’offrent ostentatoirement, çà et là, à nos yeux dans plus grande indifférence de tous. Dans ce souk, l’informel envahi et concurrence le commerce légal en s’installant dans ses méandres et moindres recoins jusqu’à obstruer les escaliers de l’immeuble « Colisée » tout comme les escaliers menant au marché couvert. Il est vrai qu’il y a eu de nombreuses tentatives officielles de débarrasser ces parties du centre ville de ces « vendeurs illégaux qui ne respectent rien, mais toutes les opérations se sont avérées vaines. On sait aussi que la plupart d’entre ces commerçants illicites viennent d’ailleurs que Mostaganem et n’ont aucune autorisation officielle (patente) arguant que c’est la seule façon de gagner leur croute, en l’absence de postes d’emploi.
A cause d’eux la population désabusée vit chaque jour une certaine forme de mal-vie, l’amélioration du cadre de vie étant devenue un rêve utopique en l’absence d’une réelle politique de la vie urbaine. La gestion de la ville se dégrade de plus en plus la cause étant selon certains observateurs au fait que les APC ont délégué leurs attributions à de tierces entreprises sous-traitantes pour accomplir la délicate tâche de gestion du ramassage des ordures ; d’entretient des espaces verts, de la voierie urbaine, du réseau d’éclairage public, du réseau d’assainissement. Ceci fait que la ville, ses citées, ses quartiers, ses sites historiques ne présentent qu’un visage hideux et souvent, plein de laideur avec une insalubrité exécrable.