Linda Otsmane

Un groupe de jeunes porteurs de projets dans le cadre de l’ANADE , inscrits sur la liste des bénéficiers de prêts bancaires, ont menacé de recouvrir à toutes formes de protestation pacifique devant le siège de certaines institutions bancaires à Arzew, suite au gel des crédits réservés à financer leurs projets. Certains jeunes concernés par cette situation, n’ont pas hésité à exprimer leur dépit et leur courroux en raison de la politique du statu quo et de la fuite en avant engagée par ces banques. « Cette impasse a poussé l’ensemble des postulants à hausser le ton en menaçant de recourir à d’autres méthodes plus rigoureuses afin de faire entendre leur voix, surtout qu’ils ont rempli toutes les formalités et que leurs dossiers ne souffrent d’aucune anomalie ou manque de pièces exigées, ils ont même loué des locaux commerciaux pour exercer la profession », dira l’un des jeunes concernés. Continuant sur sa lancée, ce jeune a rappelé qu’environ 20 projets professionnels, de diverses activités, ont reçu l’aval de la tutelle. Il ne restait que la concrétisation de l’opération sur le terrain, surtout que l’enveloppe allouée à cet effet demeure très insignifiante par rapport aux projets validés, sans parler du délai de remboursement arrêté à 5 années. En conclusion, ce représentant de jeunes bénéficiaires de projets a qualifié les justifications présentées de non convaincantes et a affirmé que tout le groupe de porteurs de projets vont utiliser toutes les voies légales et pacifiques pour revendiquer leur droit.

Lenteurs administratives :

Suite à la non régularisation financière des dossiers des porteurs de projets de multi-activités professionnelles, des sources responsables au niveau de certaines des banques ont affirmé que, « la responsabilité n’incombe pas à leurs institutions car elles ont procédé à l’étude de tous les dossiers qu’elles ont transmis à la direction régionale des banques respectives au niveau d’Oran, habilitées à prendre la décision de refuser ou d’accepter les dossiers, car le dernier ressort leur revient ». Ces mêmes sources bancaires ont également, fait savoir que « les jeunes concernés ne se sont pas rapprochés des services bancaires pour s’informer des raisons ayant entraîné ces lenteurs administratives ». Les responsables des banques demandent, enfin, à ces jeunes de se rapprocher des institutions bancaires pour avoir plus de clarification.
Dans le même sillage, l’on apprend que certains dossiers ont été réexaminés alors que pour d’autres, il manque certaines pièces comme le certificat de garantie.