Rachid Boutlélis

En ce début de semaine venteux et torride, le va- et- vient des engins de colporteurs d’eau s’est davantage accentué dans les rues et boulevards du chef-lieu de la daïra Ain El Turck, qui fait sordidement face à des restrictions, ponctuées par de longues coupures récurrentes d’AEP et ce, depuis le début du mois dernier. Un communiqué, rendu public par la société Seor, a invoqué en fin de semaine, une défaillance enregistrée sur la conduite, au niveau de la commune de Brédéah, dans la daïra de Boutlélis, qui alimente entres autres communes Aïn El Turck. L’information nous a été confirmée, hier, par un responsable de l’agence des eaux d’Aïn El Turck, qui nous a également expliqué que « l’AEP sera ainsi, de ce fait, encore perturbée durant tout le temps nécessaire aux travaux de réparation ». La situation de pourrissement, au sens propre du terme, prévalant dans cette daïra depuis près de deux mois, n’est à priori, donc, pas encore prête de connaître son dénouement et ce, au grand dam de toute une population et de millions de vacanciers. Il convient de noter que de grosses perturbations dans l’alimentation en eau potable affectent depuis le début du mois dernier et persistent encore dans cette daïra où le ballet incessant des engins de colporteurs d’eau fait désormais partie de l’ambiance de tous les jours et n’émeut plus quiconque. Suprême ironie, cette activité illicite, dans la plupart des cas, semble en toute vraisemblance avoir encore de beaux jours devant elle, dans cette partie de la wilaya d’Oran, qui regorge pourtant de sources d’eaux naturelles. Cet affligeant état de fait a incité des habitants de la municipalité d’Aïn El Turck à se rapprocher de notre journal pour exprimer leur ras le bol contre les perturbations d’AEP, qu’ils ont qualifié de « leitmotiv, qui se répète chaque année, notamment durant la période estivale. » se sont insurgés nos interlocuteurs avant de renchérir « l’eau n’a pas coulé dans nos robinets depuis plus de dix jours. Auparavant, un filet insignifiant du précieux liquide s’est brièvement manifesté au milieu de la nuit. Tant pis pour ceux qui dormaient. Cet indésirable état de fait nous oblige à acheter l’eau chez les colporteurs à partir de 1 000 dinars pour la citerne. Là où le bât blesse c’est que nous nous acquittons régulièrement en plus de nos factures d’alimentation en eau potable ». Toujours est-il que l’exaspération semble vraisemblablement avoir atteint son summum chez la population d’Aïn El Turck en cette deuxième semaine du mois d’août et ce, suite à ces drastiques restrictions dans l’alimentation en eau, qui perdurent depuis plus de dix jours. La colère enfle dans les cités et les quartiers du chef-lieu. Dans les lieux publics et les foyers, de cette municipalité, les discussions gravitent essentiellement autour de cette flagrante et vivement décriée défaillance dans la distribution de l’eau et la situation de pourrissement qu’elle a enfanté en cette période caniculaire.