Rachid Boutlilis

Initiée par l’Apc, une opération de ramassage des ‘’sans domicile fixe’’ a été menée, en fin de semaine dans le chef-lieu de la daïra d’Aïn El Turck et ce, en étroite collaboration avec les services de la direction de l’action sociale, DAS, de la wilaya d’Oran et les éléments de la brigade de police chargés de la protection de l’urbanisme et de l’environnement, Pupe, relevant de la Sûreté de daïra. Selon le maire d’Aïn El Turck, contacté à ce sujet, « dix personnes sans domicile fixe, parmi lesquelles figurent des soulographes et des malades mentaux, ont été ramassées lors de cette action, qui est opérée périodiquement chaque année et s’inscrit dans un cadre d’assainissement des lieux ». Il convient de signaler que la municipalité d’Aïn El Turck à l’instar des trois autres que compte cette daïra a enregistré une certaine recrudescence de sdf, de mendiants ainsi que de personnes ne jouissant pas de toutes leurs capacités mentales, des deux sexes et d’âges différents, qui errent sans but précis dans les rues et boulevards de cette partie de la wilaya d’Oran. En dépit des opérations de ramassage, leur présence a quelque peu augmenté ces dernières années dans cette contrée, vers laquelle convergent chaque été des millions de vacanciers. Parmi ces personnes, jeunes et moins jeunes, des deux sexes, figurent des anciens habitants du chef-lieu, connus par la population locale. Ces derniers, qui ont été adoptés, avec le temps, par les habitants, font désormais partie du décor. « Ils nous arrivent souvent de leur donner de l’argent et/ ou à manger ainsi que des vêtements. Souvent, ils nous sollicitent pour une cigarette ou encore nous demandent de régler leurs consommations dans les cafétérias des quartiers. Du moment que personne ne les taquine, ils ne sont pas en général agressifs » a fait remarquer un riverain de la localité de St Germain avant de renchérir « cependant nous avons constaté ces derniers temps la présence de nouveaux malades mentaux et de SDF, qui ne sont pas de la région, dans les rues de notre lieu de résidence. Leur accent trahit leurs origines. Ils seraient originaires d’autres villes du pays.» A ce sujet, nombre d’habitants s’interrogent souvent sur les circonstances, qui sont à l’origine de la présence des ces nouveaux malades mentaux et SDF dans cette contrée côtière, distante de plusieurs centaines de kilomètres de leur lieu d’origine. Des supputations sont même parfois véhiculées sur la place d’Aïn El Turck à propos du comment et du pourquoi de ces sdf, qui ont atterri à Aïn El Turck. Combien sont-ils ces sans domicile fixe, entre mendiants et malades mentaux à Aïn El Turck ? Aucune statistique exacte n’a été établie en partant du principe que l’on ne peut inclure dans des données officielles quelque chose qui n’est pas censée exister.