Kaid Omar

L’on se rappelle de la visite de travail inopinée effectuée par le wali d’Oran Said Sayoud à la mi-avril écoulé à travers les différentes stations balnéaires dans la commune de la capitale de la corniche, au cours d’une journée marathonienne. Une visite qui rentrait dans le cadre des préparatifs des JM, mais surtout pour s’enquérir des conditions de préparation de la saison estivale, sachant que la coquette de la corniche oranaise devait accueillir, comme à l’accoutumée, des millions de touristes et d’estivants épris des plaisirs de la grande bleue et des caprices qu’offrait les 13 plages composant le tissu du littoral autorisé à la baignade. Une nature féérique, des sites paradisiaques à procurer les plus grands bonheurs aux enfants, femmes, personnes âgées et même les riverains de la cité balnéaire. Au terme de sa visite, le wali Sayoud ordonna un certain nombre de mesures, entre libération des plages des insolents détenteurs de solariums, le nettoyage des sites de baignade, et plus particulièrement la sécurisation des stations balnéaires, celle des estivants et de leurs biens, ainsi que l’interdiction de baignade dans les stations où le déversement des eaux usées n’est pas solutionné. Le wali, ce jour-là, ne se gêna pas pour instruire les élus, gestionnaires locaux et responsables de la Sonelgaz à doter illico-presto tout le littoral, notamment les différents sites de baignade, de l’éclairage public en technologie LED dans un délai de réalisation ne dépassant pas 15 jours. Mais depuis, beaucoup de saleté a coulé par l’écoulement nauséabond des eaux usées, sous le regard menaçant de plagistes plus enragés que jamais, et une obscurité à faire fuir les plus téméraires des amateurs de culturisme. Le plus lambda des estivants s’interroge, légitimement et à juste titre, du bafouement des instructions et des directives du premier responsable de l’Exécutif de la wilaya. Surtout l’énigmatique inquiétude du citoyen quand à l’impunité et les largesses dont bénéficient ces gestionnaires véreux, sans scrupules, et qui agissent à contre-courant du bien-être du contribuable. Qui est derrière et pour qui agissent-ils pour se permettre de tels privilèges dans l’insoumission d’application des recommandations de la hiérarchie ? Des plages sales, des plagistes plus que jamais encouragés à réinvestir tous les espaces, des plages qui brillent par une obscurité déroutante au risque de patauger dans les relents des eaux usées. A grande pompe, on annonçait une saison estivale sans ratage !