Fatima B.

Les anciens d’Oran, ces citadins qui avaient le savoir vivre, se souviennent du temps où les piscines de quartier étaient prisées par les jeunes. La piscine « Bastrana » sise à la rue de Philippe une des premières piscines en Algérie, réalisée en 1954, ou encore la piscine Gallia (ASPTT) à M’dina J’dida, ou la piscine de Canastel, étaient ouvertes à la population jusqu’aux années 70 à des prix symboliques. Ces piscines sont restées abandonnés, soumises à la dégradation elles ne sont plus que des épaves que l’on veut faire disparaitre à jamais. La société civile de la ville d’Oran, avait dans un temps tiré la sonnette d’alarme à propos des piscines abandonnées par l’intermédiaire de l’association Bel Horizon qui militait pour la protection des sites historiques implantés dans le quartier Sid El Houari, là ou se trouve justement « Bastrana ». L’appel pour la restauration de cette piscine avait été lancé en direction des autorités de wilaya mais aussi aux élus de la commune d’Oran qui n’ont jamais pensé à inscrire ce projet malgré une période de richesse.
La réouverture de cette piscine symbole à Oran aurait été un point d’honneur pour les ex-élus dont le bilan est des plus médiocres.