H.Hamouda

20 protestataires ont interdit l’accès à 370 travailleurs de l’entreprise de transport urbain d’Oran (ETO), immobilisant ainsi 25 bus et perturbant le transport dans la ville d’Oran. Les protestataires, également travailleurs de l’ETO, bloquent l’accès au siège de ladite entreprise utilisant leurs progénitures comme moyens et monnaie de pression.
Les protestataires revendiquent le retour de l’ex secrétaire général de la section syndicale à son poste, sachant que la majorité des 370 travailleurs refusent cette réintégration et réclament l’organisation de nouvelles élections syndicales. Sauf que la minorité minoritaire des 18 opposants et des 2 autres exclus, continue à paralyser l’activité de l’entreprise depuis 14 jours, sachant qu’un membre de la section syndicale et le secrétaire général ont été suspendus suite à l’expiration du mandat syndical. Les dossiers de ces derniers ont été transmis initialement à la commission de discipline avant d’atterrir devant la justice.
Les autres travailleurs interdits d’accès s’inquiètent de leur devenir et celui de leur entreprise suite au gel de l’activité du parc de transport. Les 370 travailleurs exigent le renouvellement de la section syndicale et l’élection de nouveaux représentants dans la transparence, loin des privilèges personnels et des intérêts occultes.
Ils veulent des représentants en mesure de trouver des solutions aux préoccupations légitimes des travailleurs dont l’épineux problème des salaires.
En fait, ils revendiquant la revalorisation du salaire de base actuellement fixé à 14 000 da, au moment où le salaire du chauffeur et receveur dépasse les 30 000 da, sachant également que le salaire d’un administratif dépasse largement le seuil des 30 000da.
Dans le même ordre d’idées, des sources administratives de l’entreprise affirment que ce mouvement de protestation est venu suite à la suspension d’un travailleur qui a été l’auteur d’un grave acte provoquant un accident qui aurait pu causer la mort de dizaines de passagers du bus qu’il conduisait ainsi que la sanction du secrétaire général qui a refusé la restitution des clés du véhicule de service.
Notre source a ajouté que « 18 parmi les travailleurs protestataires, ont été pourtant réhabilités dans leur poste, mais continuent leur refus de travail, poussant le bouchon à plus grave encore, interdisant le travail des 370 travailleurs, immobilisation 25 bus et interdisant la réparation de 40 autres bus au niveau des ateliers de maintenance. ». Cette situation dure depuis près de 14 jours, provoquant d’énormes pertes financières à l’entreprise. Interrogé à propos de cette protestation le directeur de transport de la wilaya, affirme que « ce mouvement de protestation est illégal, aucun préavis de grève n’a été déposé par les travailleurs de l’entreprise ETO. ». Il dira que, le procureur de la république a été alerté de cette infraction à la loi et que les mesures nécessaires seront prises dans les plus brefs délais.