Kaid Omar

Ce samedi en début de matinée, sur la route de la corniche, la R N 2 sur le tronçon reliant la commune de Mers El Kebir à Ain El Turck, un accident de la circulation mortel a été enregistré. Un télescopage entre un bus transportant des voyageurs et un véhicule de Tourisme. Le conducteur du véhicule, âgé de 32 ans est mort sur place alors que 08 personnes se trouvant dans le bus ont été blessés. Ces derniers ont reçu les soins nécessaires fournis par les éléments de la protection civile dépêchés sur le lieu du drame pour être ensuite évacués vers l’hôpital Medjber Tami de la commune Ain El Turck. Sur la même route il y a trois jours de cela, un autre homme est mort suite à un accident de la circulation. le week-end dernier a été sanglant sur les routes de l’ouest, 12 personnes sont décédées dans deux accidents de la circulation, l’un sur la route de la wilaya de Sidi Bel Abbes et l’autre sur la route de la wilaya de Tiaret, de quoi tirer la sonnette d’alarme. Pour le court terme, le retour aux dispositifs de contrôle permanent en H24 s’impose, à l’exemple de la télésurveillance et des radars opérationnels à tout bout de champ, sans que cela influe sur la fluidité de la circulation, des contrôles à distance couvrant les principaux axes, notamment en cette période estivale, sachant que le tissu routier le long des cotes est le plus vulnérable. A l’exemple de la route de la corniche oranaise et des chemins de wilaya tout autour de la localité d’Ain El Turck où les accidents spectaculaires malheureusement mortels font la une des discussions des estivants. Selon des témoignages unanimement confirmés la vitesse étant la principale cause, suivie de l’état d’aptitude des conducteurs à des heures avancées de la nuit. Aussi la nécessité de ‘’radariser’’ l’ensemble des routes et chemins côtiers ne fera qu’amortir un tant soit peu les conséquences dramatiques en victimes et en familles endeuillées. Tout autant que la mise en pratique du plan Delphine spécifique à la saison estivale et ses affluences sur le littoral, à l’intérieur du tissu urbain et à l’entrée des principales stations balnéaires. Depuis le début de la présente saison estivale, le bilan est désastreux et ce ne sont plus des accidents, mais un véritable terrorisme routier. Au point où l’on affirme qu’en Algérie, on a plus de chance de mourir dans un accident de la route que de contracter le corona. Ils sont plus de 1100 morts à déplorer depuis le début de cette année en cours qui ont péri dans près de 24 00 accidents recensés, selon un bilan officiel rendu public. Des chiffres effarants qui témoignent de l’ampleur de l’hécatombe routière dans des drames répétés au quotidien dont nos routes sont le théâtre. Un phénomène à ne pas envier et de quoi pas être fier, où paradoxalement l’on retient cet autre visage de l’incivisme qui a valu à l’Algérie d’être classée quatrième dans le classement établi par la banque mondiale qui concerne le taux de mortalité pour 100 000 habitants à cause les accidents de la route. Une place régulièrement fixée par les statistiques depuis l’année 2019. Pour l’année 2021, l’Algérie a fait un triste saut en avant pour briguer la 3ᵉ place mondiale sur le macabre podium du nombre des accidents de le route recensés. Selon la même source, le pays enregistre chaque année de 3 000 à 4 000 décès et plus de 40 000 blessés, avec des chiffres qui grossissent année après année.

La responsabilité de tous

Selon les chiffres de la sécurité routière au niveau central, l’Algérie a enregistré ces six derniers mois 1163 décès et 3153 blessés dans 5287 accidents de la route. Les motards sont derrière 1080 accidents, ce qui n’est que 20 %, pendant le premier trimestre de cette année, et qui place l’Algérie 3ᵉ au niveau mondial dans ce genre d’accidents. Toujours selon la même source, pour mettre un terme à l’hécatombe, il faudrait enraciner la culture du respect du code de la route chez les enfants. Il faudrait dispenser les cours aux élèves afin de préparer le conducteur de demain.