Kaid Omar

Dans le cadre du passage des JM-Oran 2022, la capitale de la corniche oranaise a connu d’importantes opérations d’aménagement et d’embellissement, ainsi que la dotation de nouveaux équipements publics. Des acquis non négligeables après plus de 20 longues années de disette et de léthargie. Une aubaine pour la population locale et les nostalgiques de la grande bleue qui déferlent à longueur d’année sur la cité balnéaire. Aménagements conséquents, éradication des plus importants points noirs urbains, dont la délocalisation du désormais ex marché des fruits et légumes, la réfection de la chaussée à l’intérieur du tissu urbain, l’embellissement des espaces publics et leur aménagement, ainsi que l’amélioration des opérations de ramassage des déchets ménagers. Un constat positif à ne point négliger à mettre à l’actif des pouvoirs publics locaux qui n’ont pas lésiné sur la mobilisation des moyens matériels et humains de la localité, où même les stations balnéaires qui composent le littoral de la coquette ont bénéficié de larges opérations de lifting.
C’est le côté cour, en net décalage horaire avec le côté jardin dont l’image est ternie par d’autres phénomènes, à l’instar de la prolifération des rats et moustiques depuis l’entame des chaleurs estivales, tout autant que l’insalubrité publique qui n’a jamais été solutionnée de façon rationnelle et radicale, bien entretenue et suivie, avec des structures communales spécialisées dans le domaine, avec ce que tout cela nécessite comme moyens humains et matériels. Dans la capitale de la Corniche oranaise, c’est une autre paire de manches, de par ses aspects d’ agglomération touristique par excellence, avec son lot de nouveaux lotissements bâtis, l’obstruction des réseaux d’égouts des eaux pluviales et eaux usées, le nombre de caniveaux souterrains mal entretenus, la mauvaise gestion d’éradication d’autres points noirs au niveau de certains quartiers, pour ne citer que ce qui est connu du commun des mortels. Les riverains, face à ces insuffisances d’assainissement et d’hygiène publique, et leur ampleur, sont impuissants. Aussi, la prolifération de rats, d’insectes ”hors-saison”, et de tous types de bestioles, est devenu un danger permanent dont l’apparition ne se limite plus à la seule saison estivale, s’étalant sur les 12 mois de l’année, avec le même niveau en nombre et en variétés. L’APC sortante qui disposait d’un budget conséquent à l’effet d’éradiquer toutes formes de bestioles, animaux sauvages et autres espèces de rongeurs, a légué à l’Exécutif communal fraîchement élu de “beaux cadeaux” contraint et dans l’impératif d’agir au plus pressé, du moins pour diminuer les effets d’éventuelles épidémies, à l’orée des deux saisons printanière et estivale. Au même moment que ces mêmes structures devaient entamer des campagnes de dératisation, anti-moustiques, à grande échelle, à moyen et long termes, dans une des plus grandes circonscriptions touristiques et municipales du pays. Le mal risque de s’amplifier si des opérations d’envergure ne sont pas initiées.