Kaid Omar

Phénoménal a été l’impact de l’animation culturelle sur la promotion des JM-Oran 2022, notamment avec la résurrection des diversités artistiques que recèle le terroir oranais, très prisé par des amateurs même au-delà de nos frontières.
A titre d’exemple, la population oranaise, assoiffée et privée de ses points de repère et identitaire a répondu présente en masse pour s’abreuver le temps que dureront ces jeux. A titre d’exemple, l’engouement des Oranais lors des représentations théâtrales, dans le cadre des Premières journées nationales du théâtre de rue, clôturées mardi à Oran, ont suscité une adhésion et une ferveur engouement sans précédent chez le public, qui a apprécié la forme et le contenu des œuvres proposées.
Cet événement artistique de quatre jours, drainait en moyenne 2.500 spectateurs par jour. Les spectacles programmés abordaient divers genres théâtraux tels que le théâtre de rue, le théâtre de marionnettes, la ventriloquie, l’art de l’improvisation, l’acrobatie et l’art des contes présentés par des dramaturges de Sidi Bel-Abbes, Oran et Aïn Sefra. Cette manifestation culturelle, une première dans la ville d’Oran berceau du théâtre de la halqa, a été couronnée de succès à tous points de vue, selon le témoignage du public, qui a échangé avec les spectacles et les artistes.
Des espaces à Oran “joyau de la Méditerranée” se sont mués en scènes de créativité accueillant 32 œuvres en réponse à la forte demande du public passionné du quatrième art, qui s’est retrouvé face à face avec des artistes qui les regardaient sur la scène du théâtre régional “Abdelkader Alloula” et dans d’autres enceintes théâtrales.
Oran-profond est sorti de ses ornières à “Derb”, au jardin de Sidi M’hamed, au “Jardin méditerranéen”, au site archéologique “Bains turcs”, à la place du 1er novembre, au boulevard Front de mer, dans des cafés et autres espaces dans les quartiers de Bethioua et d’Es-Senia, ainsi et pour la première fois dans le train reliant Oran à Sidi Bel-Abbes avec l’animation des conteurs Mahi Seddik et Amine Missoum, qui a pris part à une partie du voyage Oran-Alger.
Une aubaine pour les Oranais qui interpellent plus que jamais les pouvoirs publics à contribuer à la création d’espaces d’expression permanents.