Linda Otsmane

Encore une fois, les habitants d’Arzew ont dû passer toute la nuit du lundi à mardi à l’air libre suite aux rumeurs circulant dans toute la commune faisant état d’une autre secousse qualifiée de « désastreuse ». En proie au stress sismique publié par des activistes sur les pages des réseaux sociaux, les occupants du vieux bâti ont carrément abandonné leurs maisons pour rejoindre les lieux publics comme le Front de mer, les jardins et les grandes surfaces moins peuplées en les transformant en gîtes. Des familles entières, des femmes avec leurs enfants en bas âge, des vieux et des personnes moins jeunes étaient contraints de se procurer un lieu paisible pour passer une nuit avec moins de stress. A la cité Benboulaid, un climat de tension règne depuis l’annonce du séisme. Les autorités locales ont été interdites d’accéder à l’intérieur de l’agglomération. « Nous n’avons pas besoin qu’ils viennent nous voir encore. Il est temps de mettre les mécanismes adéquats pour régler le problème une fois pour toute. Depuis le déclenchement du problème, nous avons reçu plusieurs commissions ministérielles, communales et de wilaya, cependant le manque d’une volonté réelle de la part de ceux qui de droit pour prendre en charge ce problème d’une manière définitive a beaucoup contribué à la dégradation des parties communes des immeubles qui menacent de s’effondrer à tout moment », signale Abdelkader, l’un des représentants des résidents. Le wali d’Oran, Saïd Sayoud, a rassuré la population de son côté, confirmant que la secousse sismique n’a causé aucune perte humaine ou matérielle, « excepté la panique qui s’est emparée de certains citoyens et quelques fissures causées à certaines habitations », a-t-il déclaré au micro de la Radio nationale. Une cellule de crise a été installée au cabinet du wali, pour suivre l’évolution de la situation sur le terrain. Des experts du CTC ont également été chargés de recenser les habitations affectées par le séisme, selon le wali d’Oran qui a appelé la population à garder son calme. En effet, la cellule de crise dépêchée, à titre de mesure d’urgence, juste après le séisme par le chef de daïra sur instruction du wali d’Oran, reste jusque là, passive, devant les multiples doléances exprimées par les citoyens. Le CTC désigné pour faire le diagnostic des immeubles souffrant de fissures importantes ou encore d’affaissements n’a vraiment pas accompli sa mission convenablement, preuve à l’appui, les centaines de bâtisses sont restées non expertisées pour le moment. Cette opération, rappelons-le, a pour objectif d’élaborer un état descriptif des dégâts signalés à l’intérieur des immeubles en déterminant les coûts estimatifs des frais à rembourser selon le barème en vigueur. Notons que les cordons de sécurité qui ont été dressés durant la nuit de la secousse tellurique qui a frappé la commune d’Arzew et ses environs du dimanche à lundi, à la cité Mustapha Benboulaid, sont restés vigilants, devant l’insistance des habitants d’aller à la localité d’El Mohgoun pour s’introduire par effraction dans les logements sociaux en cours de réception. Ce programme comprenant 1 300 unités sera officiellement livré à la fin du mois de juillet prochain, apprend-on de source de la daïra. Les habitants voulaient profitaient de la mobilisation des autorités locales et sécuritaires qui étaient présentes à la salle Omnisports de la cité « Les Jardins » après le lancement officiel du début des compétitions pour motiver les athlètes à se surpasser.

Un programme prometteur

Afin de parer à tous incident imprévu, les policiers ont essayé de contenir le mécontentement populaire en convaincant les jeunes à recourir aux actions réglementaires pour défendre leurs droits. « Nous tentons de calmer les esprits et d’encadrer les jeunes en colère dans ces moments afin d’éviter le pire en rappelant aux habitants les efforts consentis par les autorités locales, à leur tête le maire, qui s’est engagé à résoudre le problème dans les plus brefs délais en procédant à l’affectation d’un lot de terrain à la cité « 1000 logements » pour faire bénéficier les occupants des bâtisses menaçant ruine », dira B. K, présidente d’une association.