Kaid Omar

Depuis l’avènement de l’Aïd, précédé par la levée globale des mesures de confinement, le tout encouragé par le retour de températures caniculaires, le constat est déjà perceptible, une implantation progressive de solariums sur l’ensemble des différentes et nombreuses stations balnéaires le long du littoral de la corniche oranaise. Ils sont là et bien présents, ces redoutables plagistes, eux, qui ont commencé à déployer leurs intentions en dictant leurs propres lois. A moins d’un mois de l’ouverture de la saison estivale, ils s’accaparent déjà les meilleurs endroits de détente et de baignade. Dans leur majorité, et toute honte bue, au mépris des directives données pour réguler et normaliser l’occupation des espaces publics en bord de mer, une bonne majorité des propriétaires de matériels de bronzage, est allée plus loin que l’entendant et la tolérance, initiant des barrières de ”délimitation” de territoires, transformant les plages en propriétés ”privées”. Malgré la présence de certains représentants de la loi, notamment durant les trois week-ends écoulés, ‘’les mafiosi” des plages annoncent la couleur en faisant fi de l’autorité de l’Etat, ne reculant devant rien où ils trouvent toujours des astuces pour louer leurs tables, chaises et parasols et vendre des sandwichs au prix fort. Un peu partout, à travers la quasi-totalité des plages de la corniche oranaise, dont les 13 stations du territoire de la municipalité d’Aïn El Türck, des espaces entiers de sable sont squattés depuis une quinzaine de jours, au vu et au su de tout le monde et illicitement gérés, en toute impunité par d’indus exploitants. Profitant d’une certaine tolérance des services sécuritaires, qui ont opté pour la sensibilisation, évitant tout bras de fer, les squatteurs, s’installent progressivement, se proclamant maîtres indétrônables des lieux. En effet, des parcelles entières de plages de la commune de la capitale de la corniche oranaise, à l’instar des stations balnéaires de St Roch, Trouville, Bouisseville, Paradis-Plage, Saint-Germain, Claire Fontaine, Beau-Séjour, Reinette, les Dunes, celles de Cap Falcon, la Madrague sont carrément sous le joug de l’exhibition de jeunes ‘’musclés’’ qui agissent en toute impunité, infestant les lieux, sous forme de tests en “ballons d’autruche”, avec le déploiement progressif de tables, chaises et parasols sur les meilleurs endroits. Même constat sur les plages des communes de Bousfer et El Ançor, à l’image de la Grande Plage, Bomo, l’Etoile, Corales, les Andalouses, où aucune plage n’a été épargnée. Ces plagistes qui habitent, généralement, aux petites bourgades, relevant de la daira d’Aïn El-Türck, imposent leur loi, en maîtres de la mer.
Transgression des lois et impunité inquiétante !
Sachant qu’une récente réunion tenue au niveau de la wilaya a été l’occasion pour instruire les chefs de daira et maires des villes côtières, de l’impérative nécessité de libérer les plages oranaises du diktat des plagistes. Mais même si depuis quatre années, la direction du Tourisme a annulé la concession des plages, des indus exploitants sont présents sur les plages de la Corniche oranaise, semant le désordre et dicter leurs lois aux estivants, contraints de mettre la main à la poche pour s’acquitter des droits d’entrée à des espaces, sans commodités et livrés à l’anarchie… Tout les estivants habitués au littoral de la corniche gardent en mémoire le macabre bilan provoqué par ces hordes de squatteurs vécu les saisons précédentes sous forme d’agressions, d’altercations verbales de “bas étage”, au point où il a été relevé malheureusement des décès de paisibles citoyens suite à des agressions physiques subies par ces “criminels de la mer”, mettant fin au bon vieux temps où les sables dorés de la Corniche oranaise étaient à la fois, aisément et gratuitement, accessibles.