Kaid Omar

Une invasion de moustiques est enregistrée à travers la wilaya d’Oran. Les résidents du côté Est de la ville, des localités mitoyennes à la ville, dont les communes de Sidi Chahmi, Hassi Bounif, Nedjma, sans omettre de préciser les premiers quartiers périphériques, à l’image de Sidi Bachir, Belgaid, Akid Lotfi se plaignent de la prolifération inquiétante des moustiques. Même situation au niveau des cités mitoyennes au centre-ville, entre Maraval, les Castors, où depuis ce dernier jeudi, les habitants endurent un calvaire à cause de ces petits insectes. Des essaims de milliers de moustiques ont investi spontanément le territoire de la wilaya créant la panique et l’inquiétude, notamment chez les bébés, les enfants et les personnes âgées, ces derniers surpris par les démangeaisons et tâches rouges cutanées, sans savoir quel traitement prendre comme première mesure pour y faire face. Et là, ce sont toutes les recettes ‘’grand-mère’’ qui sont recommandées, en attendant l’accalmie et la consultation par un dermatologue. Le vinaigre détient la pole-position, suivi de la brûlure des pastilles, ainsi que l’utilisation du savon de Marseille pour les plus allergiques aux odeurs des deux premiers ingrédients. Sachant que généralement, les campagnes de démoustication sont lancées le mois de mai pour se terminer en septembre. Cette année, la campagne tarde à être exécutée concrètement par les responsables concernés qui n’ignorent sûrement pas que la fécondation et la ponte des moustiques interviennent au mois de mars et d’avril, malgré que le signalement de cas de piqures de moustiques va crescendo depuis ce dernier jeudi et qui risque de prendre des allures dramatiques si des opérations généralisées de démoustication ne sont pas opérées en urgence à travers tout le territoire de la wilaya. Sachant à l’instar des années précédentes, la campagne anti-larvaire n’a pas été faite à temps pour ne pas dire qu’elle na pas été faite du tout. Selon des spécialistes, «pour que la lutte anti-moustique soit efficiente, il faut s’attaquer à la source, autrement dit aux larves». Chaque commune dispose des équipes spécialisées pour la démoustication qui doit se faire à des périodes précises, soit en début du printemps, sinon elle ne sera d’aucune efficacité comme c’est le cas à Oran chaque année. L’essentiel de cette lutte anti-larvaire repose sur deux axes d’intervention: l’épandage de produits chimiques au niveau des oueds concernés et la désinfection des vides sanitaires. Faute de cette campagne, la deuxième phase de démoustication n’aura aucun effet. Les moustiques se prolifèrent et la lutte devient difficile durant l’été. En effet, certains immeubles, dont les caves demeurent inondées à longueur d’année, constituent un endroit approprié pour la multiplication de ces petits insectes nocifs. Avec la hausse des températures depuis la mi-mai, les moustiques qui prolifèrent dans les détritus et autres immondices, leur lieu de prédilection, indisposent et causent bien des désagréments à toute la population. Depuis quelques jours déjà, les ventes des produits de lutte contre les moustiques comme les pastilles connaissent une hausse. C’est donc l’alerte et la sonnette d’alarme sur les risques qu’encourt la santé publique à Oran et sa région. Un phénomène qui peut à lui seul constituer une contrainte de taille et une entrave à la réussite de la 19ème Edition des Jeux Méditerranéens dont El Bahia règnera sur la Méditerranée pendant 10 jours, du 25 Juin au 05 Juillet prochain. Messieurs les gestionnaires, démoustiquons Oran pour réussir les JM tout en recevant nos invités dans les meilleurs conditions, leur offrant notre traditionnelle et ancestrale hospitalité. Faisons la fête sans moustiques