Fakhreddine. A

Un spectacle désolant, était celui des chaînes et files d’attente où brillait anarchie, pagaille et désorganisation, dans un constat dramatique vécu hier matin devant le siège de l’agence Algérie Ferries relevant de la Société nationale des transports maritimes des voyageurs, sise au Boulevard de la Soummam du centre ville d’El Bahia. Depuis le croisement du Consulat de France et du lycée Pasteur, soit à près de 150m, le phénomène était visiblement empreint de pagaille générale. En raison de l’afflux de centaines de citoyens pour acheter le billet de voyage Oran-Alicante après la réouverture des réservations, des files d’attente se sont créées, empêchant même la circulation automobile. Où même l’intervention des services de la police, ne pouvait mettre un terme au spectacle désolant qui a terni l’emprise nostalgique de ce boulevard- symbole de la gaieté, le civisme et l’hospitalité d’El Bahia, transformé en un clin d’œil, en véritable ‘’pousse-moi que je te pousse’’ sous l’œil choqué de milliers de passants et autres automobilistes bloqués dans un engrenage pour le moins rérouvant.
Selon un employé du secteur du transport maritime pour les voyageurs, le problème des files d’attente n’est pas près de disparaître, puisque la compagnie exerce toujours de manière archaïque, en l’absence d’une plateforme électronique fiable, où le site est souvent saturé à cause des multiples requêtes.
De l’autre côté de la Méditerranée, la situation est plus que difficile pour les Algériens établis à l’étranger et qui veulent rentrer au pays pour des raisons professionnelles ou familiales, sachant que les billets d’avion sont cédés à des tarifs exorbitants, quand on sait qu’avec un billet à 600 euros, une bonne partie des Algériens d’Europe ne peuvent pas rentrer au pays. Qu’en est-il alors pour une famille de 4 personnes qui doit débourser la somme de 2 400 euros, soit l’équivalent de plus de 480.000 Da” s’est exprimé un citoyen lors de ce sit in.
Cette situation qui perdure depuis des années, risquent de se compliquer davantage à l’approche de la saison estivale. Les voyageurs espèrent que la situation soit réglée avant la saison haute de l’été, notamment à Oran, en application des directives du président de la République, concernant la révision des prix des billets de voyages aérien et maritime.