Mokhtar. C

La commune de Mers El Kebir, souffre depuis de longues années de multiples problèmes de développement local qui n’ont à ce jour jamais été solutionnés, plongeant cette localité dans le chômage de la catégorie la plus jeune, la précarité et la crise de logement, ayant induit à la prolifération des bidonvilles et autres habitations de fortune illégalement érigées, à cause, selon les habitants du siège de la stratégique base navale, à l’incapacité et l’insouciance des élus locaux à amorcer le moindre changement, notamment après les scandaleux détournements des terres agricoles de la région. Et malgré son importance, de par son emplacement géographique, étant un carrefour routier inévitable, et l’une des agglomérations les plus importantes de la daïra d’Aïn El Türck, où le développement local n’a jamais été à l’agenda des responsables locaux, qui multiplient les visites d’inspection, dans des engagements sans lendemain, tout juste pour calmer les ardeurs d’une population soumise aux multiples calvaires de la vie quotidienne. Promesses des uns face au souffre-douleur de milliers de contribuables qui n’ont jamais cessé à interpeller les pouvoirs publics pour un peu plus de respect et de considération, au même titre que les autres communes de wilaya, de se voir un jour bénéficier de leurs lots de projets de développement.
Après le logement, le secteur de la santé l’autre maillon faible
Concernant le secteur de la santé, les habitants parlent d’une situation catastrophique avec l’existence d’un seul établissement de santé de proximité (EPSP) pour prendre en charge toute la population locale. Une structure de santé publique sans les moindres commodités et moyens nécessaires pour de simples traitements médicaux, sans omettre l’absence de scanner et de médecins spécialistes. Cette situation pousse la majorité des habitants désirant recevoir des soins médicaux à se déplacer à l’hôpital Medjbeur Tami d’Aïn El Türck. Le P\APC, a expliqué dans ce cadre, que le problème a été soulevé aux responsables à maintes reprises, en recevant l’aval positif des responsables pour prendre ce dossier en charge. Les habitants ont lancé aussi un appel concernant la défaillance du transport public, nommant durant la période estivale, où la commune est considérée comme un point de liaison entre Oran et Ain El Turck et la corniche oranaise, avec des goulots de circulation H24 durant au moins trois mois. Mise à part quelques projets d’embellissement à proximité de la route adjacente à la base navale à l’occasion des jeux méditerranéens, les habitants espèrent que des projets concrets pour le bien être des habitants soient lancés, notamment pour le récurent problème des eaux pluviales, puisque cette zone est considérée comme un site à risques.
14 milliards de cts pour le budget de fonctionnement en l’absence de recettes
Le budget de fonctionnement pour la commune de Mers El Kebir a été fixé à 14 milliards de centimes, une somme, selon les élus, qui ne couvre même pas les salaires des travailleurs et communaux ainsi que les travaux de réhabilitation urbaine et les besoins en matière d’assainissement et d’éclairage public.
Une situation de plus en plus compliquée face à l’absence de recettes au profit de la trésorerie communale, et notamment depuis l’arrêt des activités des trois unités de production de brique rouge. Le budget de la commune n’est nullement adéquat avec les besoins des habitants de la commune notamment quand on connaît le volume des dettes envers les entreprises de collecte des ordures ménagères qui, rappelons-le, a poussé certaines entreprises sous-traitantes à cesser la collecte des ordures ménagères poussant les habitants et les associations à se mobiliser en campagnes de volontariat pour nettoyer eux-mêmes les routes et éradiquer les décharges sauvages. D’après les habitants de la cité El Wanchariss, communément appelée Sardina, les projets tant attendus n’ont jamais vu le jour depuis des années, ce qui traduit l’isolement de la commune toute entière et la mauvaise gestion qui a perduré durant les années. Ces derniers espèrent qu’une nouvelle composante communale, composée en majorité de jeunes élus, apportera un nouveau souffle à cette commune et donner de l’espoir à des milliers d’habitants longtemps marginalisés.