Kaid Omar

Après toutes les péripéties sous forme de contraintes et calvaires quotidiens subis par la population locale, des situations de désarroi l’Entreprise chargée de la gestion de distribution de la source la plus vitale pour tous les Algériens et les Oranais plus particulièrement s’est prononcée. Ses responsables affirment que les perturbations en matière d’alimentation en eau potable (AEP) au niveau de la wilaya d’Oran signalées depuis le début des mois, résultent d’une importante baisse de la production. Ajoutant sur leur lancée « Nous sommes passés de 530.000 m3/jour à la fin du mois de juin dernier, à moins de 400.000 de m3/jour actuellement », a indiqué à l’APS le sous directeur de la SEOR, Houari Koudja, précisant que le déficit dépasse les 150.000 m3/jour alors que les besoins en eau de la wilaya d’Oran sont estimés à 550.000 m3/jour. Cette réduction globale résulte à la fois de la baisse des niveaux des barrages, à cause de la faible pluviométrie et la réduction de la production au niveau des Stations de dessalement d’eau de mer (SDEM) alimentant la wilaya d’Oran. Le couloir Mostagamen-Arzew-Oran (MAO), qui puise ses ressources des barrages Chelif et Gargar, est passé de 250.000 à 170.000 m3/jour pour les wilayas de Mostaganem, Relizane et Oran, précise le même responsable. Il a ajouté que les SDEM d’El Mactâa (Est d’Oran) et Chatt El Hilal (Aïn Temouchent) ont également réduit leur production ces dernières semaines.
La SDEM d’El Mactâa est passée de 290.000 à 230.000 m3/jour. Le cratère de Dzioua, dans la wilaya d’Aïn Temouchent, arrivé à un niveau très bas de remplissage, ne produit plus rien quant à lui, indique-t-on de même source. Le même responsable a assuré que la SEOR tente de gérer cet important déficit et distribuer équitablement la ressource disponible. Pour rappel, la SDEM de Chatt El Hilal est en arrêt depuis un mois, suite à l’augmentation des matières en suspension, occasionnées par les dernières précipitations pluviales. Cet arrêt a causé des perturbations en matière d’AEP dans les communes de la partie ouest de la wilaya, Ain El Turck et Boutlelis, notamment’’. Suite à tous ces aveux, les Oranais continuent à prendre leur mal en patience contemplant amèrement les robinets à sec, les contraignant à déployer, jerricans, bidons et tous types de récipients pour assurer un stock minimum des prochaines 24h. Scandaleuse situation de privation de cette source vitale dans une région aux mille et une potentialités naturelles pour offrir à une population qui a soif les produits d’une mer à dessaler.