Fakhreddine. A

Des dizaines de citoyens mécontents se sont rassemblés devant le siège régional de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs d’Oran, après n’avoir pas pu acquérir les billets pour Alicante (Espagne), malgré de multiples tentatives depuis le mois de Ramadhan dernier.
Les dizaines de citoyens, passeport à la main, ont dénoncé cette situation, alors que la société de transport maritime a expliqué qu’il n’y avait plus de place disponible sur le bateau El Djazair 2.
Les citoyens ont dénoncé la mauvaise communication, et alors qu’ils n’arrêtent pas de faire des aller- retours à l’agence pour trouver un billet mais sans succès.
Un citoyen qui voulait se rendre en urgence à Alicante, s’est dit choqué et abasourdi par cette situation ‘’je me rends presque chaque jour à l’agence pour trouver un billet depuis le mois de Ramadhan, où je dois impérativement me rendre pour régler mes affaires”, une situation qui risque, de remettre en cause son avenir professionnel, dira-t-il.
Un autre voyageur indigné, pour ne pas pouvoir partir pour des raisons de santé. Plusieurs cas similaires sont condamnés à rester sur place et faire des aller-retour pour trouver un billet.
Selon nos sources d’information, la société a établi la liste de réserve d’une traversée qui devait se faire avant l’Aïd. Le sit-in s’est poursuivi, relève-t-on jusqu’à l’après midi de jeudi dernier devant les portes du siège de la société.
De l’autre côté de la Méditerranée, la situation est plus compliquée pour les Algériens établis à l’étranger qui veulent rentrer au pays pour des raisons professionnelles ou familiales.
En effet, les billets d’avion sont tarifés à des coûts exorbitants estime-t-on, dont le billet est évalué à 600 euros, où une bonne partie des Algériens d’Europe ne peuvent plus rentrer au pays, qu’en est-il alors pour une famille de 4 personnes qui doit débourser la somme de 2 400 euros, l’équivalent de plus de 480.000 Da, précise un citoyen lors de ce sit-in.
Cette situation qui perdure depuis des années, risque de se compliquer davantage à l’approche de la saison estivale.
Les voyageurs espèrent que la situation soit réglée avant la saison haute de l’été, notamment à Oran, en application des directives du président de la République, concernant la révision des prix des billets de voyages aérien et maritime.