Linda Otsmane

Fermées sur instructions de l’ex P/APC d’Arzew, une dizaine de fosses septiques dont dispose les habitants de la localité balnéaire de « Boutefeha » relevant du secteur urbain Cap Carbon ont été enfin débouchées. L’ensemble de ces étangs servant comme alternatives en l’absence de canalisations d’évacuation des eaux usées n’ont pas été évacuées depuis de longues années bien que les habitants aient réclamé à maintes reprises une éventuelle prise en charge de ce problème qui ne cesse d’envenimer leur quotidien notamment en période estivale où la population a quadruplé en raison de l’afflux massif des estivants. La meilleure solution, selon les habitants et le recours au plan dit « De Constantine » stipulant une évacuation régulière des fosses et ce, en l’absence d’un plan d’aménagement pour le raccordement du village aux réseaux d’assainissement. Une option, qui s’avère difficile eu égard à la nature de la majorité des constructions classées comme illicites et / ou contraires à la réglementation en vigueur. Or, l’installation de canalisations impose, sur le plan urbanistique, un raccordement à la station du traitement des eaux usées via les stations de pompage avant de rejoindre la mer, d’après les spécialistes en la matière. En ce qui concerne la localité de Cap Carbon, il faut au moins des raccordements à quatre stations de ce types afin d’assurer une évacuation optimale des eaux, eu égard à la nature de cette zone balnéaire et sa situation à une dizaine de kilomètres du chef-lieu de la commune d’Arzew. Notons que l’établissement du schéma directeur sur le littoral a révélé que la conception des foyers dépend des fosses septiques. Le même document, a permis pour rappel, d’identifier trois grandes zones. Il s’agit de la zone non constructive (non ‘’edificandi’’) dépendant du domaine maritime, la zone constructible contrôlée située à 800 mètres de la mer et la zone normale (habitable).

Réglementation du littoral

« Toutes ces données devront figurer dans la future carte sédimentaire qui sera élaborée conjointement par les trois organismes chargés de la réglementation du littoral, à savoir la direction Maritime relevant de la DTP (Direction des Travaux Publics), le LEM (Laboratoire des Etudes Maritimes) et ANDT (Agence Nationale de l’Aménagement du Territoriale) et ce dans le cadre de la révision des instruments d’urbanisme. Rappelons que l’absence de ce type de canalisations pose un sérieux problème aux habitants notamment en période de grandes averses où le réseau routier devient impraticable du fait des mares d’eau stagnantes qui gagnent le terrain au niveau de ce faubourg.