Y. Z

Au chef-lieu de la wilaya de Mostaganem et ses environs, les dernières chutes de pluies ont occasionné quelques dégâts et nécessité l’intervention des services concernés pour désengorger certains quartiers de la ville et porter secours a été enregistré. Plusieurs commerces ont été inondés par les eaux pluviales. Par ailleurs, sur la route menant vers la plage « Aziza » dans la localité Ouréha, à l’Ouest de Mostaganem, un affaissement de terrain s’est produit, emportant dans son sillage une voiture qui a fini sa chute au fond du ravin qui est apparu sur les lieux. Les autorités de la commune se sont précipitées pour fermer toutes les routes menant à la plage où une opération d’extraction de la voiture a été entreprise par les services de la protection civile, fort heureusement, le propriétaire dudit véhicule n’a pas été blessé malgré ce fait qui demeure insolite. Alerté aussitôt, le wali, accompagné d’une commission technique « ad Hoc » composée de responsables des Services des Travaux Publics et d’élus communaux, s’est rendu sur les lieux du sinistre. A cet égard, il a donné un délai de vingt jours aux responsables concernés pour entamer l’étude et la réparation de la voie endommagée. Selon des informations crédibles, cette route a été réalisée, il y a moins d’une année pour un coût de 15 millions de dinars, ce qui pose des questions légitimes sur la qualité du travail réalisé. Par ailleurs, dans les environs de la localité d’Ouréha, le secteur de l’agriculture a été touché également par la pluie et le vent qui ont causé de grandes pertes aux propriétaires de serres, dont la plupart ont été détruites. Par ailleurs, à chaque précipitation apporte son lot de désagréments dans la ville de Mostaganem où le problème de la gestion prévisionnelle des risques engendrés par les eaux pluviales se pose avec acuité. Bien que fines, les chutes de pluie enregistrées mardi et mercredi derniers ont, une nouvelle fois, mis à nu des carences à traiter sérieusement et rapidement. En effet, de nombreux avaloirs et regards sont obstrués alors que d’autres ont été carrément cimentés pour ne pas dire supprimés. Le quartier « Pépinière » est un exemple frappant de cette triste réalité. A ce problème s’ajoute celui de l’état déplorable de la voirie qui aggrave davantage la situation. Ce sont les piétons qui sont le plus pénalisés par les conducteurs de véhicules peu regardants qui traversent à tombeau ouvert des flaques d’eau stagnante à même certaines rues grevées de malfaçons persistantes. Le problème récurrent des stagnations d’eau et des inondations des voies est resté sans solution car, tout porte à croire qu’il n’existe pas de plan stratégique de lutte contre les carences observées sur le terrain. Par intempérie, le passant obligé de se rendre par exemple au bureau de la poste « Adda Benguettat », dans le quartier « Pépinière », prend le risque de se faire arroser par un automobiliste indélicat qui roulerait sur la flaque. Ce cas est fréquent dans plusieurs endroits de la ville. Les habitants du chef-lieu de wilaya se demandent jusqu’à quand cette situation persisterait. Et qu’en est-il des citoyens des autres localités moins loties que la ville de Mostaganem, quand on sait tous les problèmes dans lesquelles elles se débattent ?