O.Degui

La mosquée « Ibn Merzouk El-Djedid » de la commune de Tlemcen a abrité, lundi, la prière de l’Aïd El Fitr, en présence du wali et des autorités locales. De ce lieu de prière, le chef de l’exécutif s’est rendu à la maison d’accueil des personnes âgées, située au centre de la ville, où il a partagé des moments conviviaux avec les pensionnaires Tlemcen, où il a eu l’occasion de rendre visite aux aux résidents d’écouter leurs préoccupations. Il s’est ensuite dirigé à la structure paramédicale de l’enfance d’Oudjlida, où il s’est enquis des conditions de prise en charge des patients et distribué de nombreux présents et cadeaux symboliques à ces enfants, leur apportant par ce geste joie et réconfort. L’Aïd El Fitr est célébré à Tlemcen dans une ambiance, de piété, de fête, de fraternité et de pardon. Après la traditionnelle prière de l’Aïd, et sitôt celle-ci terminée, les tlemcéniens rendent visite à leurs parents et proches et leur offrent des boîtes contenant, comme le veut la tradition, des gâteaux faits à la maison (Kâabou Ghzal, Makrout, Samsa, Grioueche, Kâak). Même les morts ne sont pas oubliés, on se rend aux cimetières pour se recueillir à la mémoire des proches disparus. En début d’après-midi, après le déjeuner familial, le site du Grand Bassin a été investi par les enfants, accompagnés de leurs parents, pour s’adonner à divers jeux et distractions. Les familles véhiculées se sont rendus au plateau de Lalla Setti pour profiter d’une journée ensoleillée et admirer l’époustouflante vue sur la ville. Dans les différentes institutions, le service minimum a été observé par des agents de l’ordre, du personnel des services d’urgences au niveau de certains centres de santé. Les enfants, en cette journée ensoleillée, paradaient avec leurs habits flambant neufs en ce jour béni. Ils ont été les grands bénéficiaires de cette journée festive, et se sont donnés à cœur joie sur les jeux attractifs jusqu’à une heure tardive de la soirée. Les différents services de sécurité à l’image des sûretés urbaines et des unités de la Gendarmerie nationale ainsi que la protection civile ont, eux aussi, assuré une permanence veillant à la sécurité des citoyens, de leurs biens et à la régulation de la circulation routière. Toutefois, si la tendance a été celle des moments festifs et de retrouvailles, des familles entières ont souffert de l’indisponibilité de produits de première nécessité. En effet, Les permanences devant être assurées durant les deux jours de l’Aïd El Fitr n’a pas été suivie surtout le premier jour, par les commerçants, au grand dépit des Tlemceniens. A l’exception de certaines boulangeries et commerces ouverts, Tlemcen a donné l’image d’une ville morte. En effet, les commerçants, désignés par leur organisation, UGCAA, pour approvisionner les habitants en produits de première nécessité, ont failli à leurs obligations surtout pour les boulangeries ainsi que d’autres activités comme les laiteries. Les transporteurs urbains ont disparu de la circulation, malgré l’amélioration de la situation sanitaire. La fermeture des boulangeries a été le plus ressenti, avec une pénurie de pain. Cette situation a fait le bonheur des commerçants du pain traditionnel, pris d’assaut, surtout ceux se trouvant sur les hauteurs de la ville de Tlemcen, à El Mefrouch et à El Attar, où le prix d’une galette de pain « Khoubz El Frina » a été proposé entre 100 et 150 DA. Les vendeurs à la sauvette ont trouvé preneurs à leurs marchandises.