B.B

Située à 5 kilomètres au sud de Hammam Bou Hadjar, l’agglomération secondaire d’El Hedjairia, forte de 2.000 âmes, est classée zone d’ombre. Cette localité est non seulement enclavée et entourée de terres agricoles mais son plan d’occupation de sol (POS) est complètement saturé. Les quelques poches foncières restantes, depuis la création du plan de développement et d’aménagement urbain (PDAU) ont été exploitées pour les besoins de programmes d’habitat rural au détriment des autres secteurs. Ces logements ruraux, situés à la sortie d’El Hedjairia, donnent l’image d’un habitat précaire. L’explosion du POS d’El Hedjairia est inévitable et il va falloir que les élus locaux, les nouveaux locataires issus des dernières élections, prennent ce dossier et prennent en charge les doléances des populations et les préoccupations des responsables en matière d’inscription d’équipements publics vitaux tels que des établissements scolaires. Aujourd’hui, ce qui urge est le problème de transport de pas moins de 200 élèves qui fréquentent les établissements de Hammam Bou Hadjar. Ces élèves vivent un véritable calvaire. Les quelques bus qui existent doivent assurer plusieurs rotations, tôt le matin et tard le soir. Plusieurs écolières se sont vues privées de poursuivre leur scolarité à cause du manque de moyens limités des parents ne pouvant assumer les dépenses induites des frais de transport. La question relative à la possibilité d’ouvrir une nouvelle ligne reliant les villages environnants de la daïra de Hammam Bou Hadjar en passant par El Hedjairia a été posée par l’ex-exécutif de la commune de Hammam Bou Hadjar. Il avait préconisé l’affectation d’un bus de la société de transport urbain et suburbain d’Aïn Temouchent pour assurer le transport des habitants et écoliers. La solution, estime-t-on, réside dans l’inscription d’une école primaire et d’un CEM.