B. B

L’université d’Ain Temouchent “Ahmed Bouchaib” a abrité, mardi, les cérémonies marquant la journée mondiale de l’eau, placée sous le slogan « Eaux souterraines: rendre visible l’invisible».
Des professeurs venus de plusieurs universités et des cadres des secteurs des ressources en eau, de l’agriculture, de l’environnement, de la pêche, de l’urbanisme, des travaux publics ainsi que des représentants d’entreprises relevant du secteur ont donné des communications et animé des débats autour de la thématique retenue cette année.
Dans son allocution d’ouverture, le recteur de l’université, le Pr. Ziadi Abdelkader. a mis en exergue l’importance des eaux souterraines et leur exploitation en matière de l’AEP et de l’irrigation agricole. Il a souligné que durant les deux dernières années, la persistance de la sécheresse a eu des répercussions sur la réduction des réserves souterraines et affecté grandement les grandes cultures stratégiques. Pour sa part, le Docteur Meksi Abdelkader avait abordé la thématique de « la frénésie des fonçages qui a conduit à la surexploitation des nappes phréatiques”, ajoutant que “le déficit hydrique observé présentement résulte de plusieurs facteurs dont le dérèglement climatique traduit par des périodes de sécheresses récurrentes, de plus en plus longues, accompagnées le plus souvent par des événements pluvieux causant des inondations. » Aussi, une question pertinente revient,ces jours-ci, comme un leitmotiv : est-ce le recours aux autorisations de fonçages de puits constitue-t-il une solution ? Le docteur Meksi dira que “les autorisations sont édictées par les capacités techniques des aquifères et leur état d’exploitation”.
Dans ce contexte précis, a-t-il mis en garde, il est aussi important de ne pas mettre en danger la pérennité des investissements agricoles à vocation arboricole, céréaliers. » Dans la wilaya d’Ain Temouchent, dira un intervenant, le climat est semi aride avec des moyennes pluviométriques annuelles ne dépassant que très rarement le seuil de 400 mm. S’agissant de la gestion de l’eau, en périodes de crise, les réflexions soulevées parlent d’une approche de solidarité entre les différents usagers pour les besoins de consommation, d’industrie, de services et d’agriculture. Le recours au comptage d’eau systématique et précis doit revêtir le sceau de salubrité publique à même de contribuer à asseoir une politique agricole intelligente avec des dispositifs de rationalisation de l’eau.
En d’autre terme, l’eau doit revêtir un acte économique et ne pas la considérer comme étant un acte social cédé à bas prix qui n’arrive même pas à couvrir les frais de sa mobilisation, de son traitement, de son transport et de sa distribution.