Linda Otsmane

Faute de réseau d’assainissement, les eaux usées continuent de se déverser dans l’oued El Mohgoun traversant la commune d’Arzew à partir de la localité d’El Guessibat sur l’axe reliant la commune de Sidi Benyebka à la zone balnéaire de Cap Carbon. La pollution engendrée par ces rejets, coulant ainsi à ciel ouvert, a eu des effets désastreux sur les riverains et l’environnement. En 2003, des sommes colossales dépassants les 7 milliards de centimes ont été dégagées par les pouvoirs publics de la commune pour l’éradication des rejets des eaux usées dans l’oued destiné, à l’origine, à collecter les eaux pluviales de la partie ouest de la ville d’Arzew et ce, dans le cadre d’une opération de protection de l’environnement et de lutte contre les maladies à transmission hydrique, cependant avec le temps l’état de l’oued s’est dégradé. La pose des dalles en béton tout au long de l’oued sont complètement détérioré et ce, en l’absence des opérations de suivi et d’entretien. Selon le constat fait sur place « Les effets des intempéries et des déversements des eaux usées, au quotidien, ont provoqué des fissures apparentes sur les dalles laissant émaner des odeurs nauséabondes. Cet état de fait polluent l’environnement et déforment l’état des lieux notamment au niveau de la cité Mostapha Ben Boulaid et sur les hauteurs du site historique de Lella Kheira «L’objectif du projet visait également la promotion du secteur du tourisme surtout que la ville d’Arzew a vu la réalisation de plusieurs infrastructures hôtelières pour parer au manque jusqu’au-là enregistré dans ce secteur», nous dira un ancien élu de l’APC. Actuellement, ces infrastructures sont devenues l’une des sources génératrices de la pollution environnementale que cause ce oued en raison des rejets incontrôlables des déchets sans aucun respect aux normes de l’hygiène publique. Les habitants, quant à eux, se plaignent, notamment, de la prolifération des moustiques et des mauvaises odeurs, surtout en période chaude. «Nous avons alerté tous les responsables concernés mais, hélas, aucun d’eux n’a daigné se pencher sur notre situation. Ce que nous endurons depuis des années ne semble pas suffisant pour qu’ils envisagent une solution définitive à notre calvaire», ont-ils déploré. « Mais tout laisse croire que cela va durer longtemps car aucun nouveau projet dans le domaine n’est prévu dans l’immédiat par les responsables locaux », dira un riverain.