Linda Otsmane

Une centaine d’hectares de terres agricoles situés à la localité d’El Ayayda relevant de la commune de Ain El Bia risque de disparaître du champ naturel à cause des inondations des eaux usées qui proviennent des communes limitrophes. Cet état de fait est dû, selon une source de cette collectivité locale, au débouchage signalé dans le canal principal situé entre les deux communes de Hassi Mefsoukh et de Ain El Bia traversant le village de Haï Salem pour rejoindre la mer. « En effet, la vidange de ce conduit datant de l’ère coloniale ne se fait plus d’une manière optimale depuis plus de cinq années eu égard à l’insuffisance des moyens matériels pouvant faciliter le drainage des eaux », dira notre source. « Les maintes doléances qu’on adressées aux responsables concernés pour parer à cette catastrophe écologique sont restées sans suite. D’ailleurs, l’espace environnemental est soumis à une dégradation depuis le début de l’année en cours ou la stagnation des eaux usées s’est transformé en mare gigantesque qui commence à planer sérieusement sur ce site», dira un agriculteur qui a profité de l’occasion pour remémorer la beauté du panorama qu’offrait jadis cette région. Cet état de dégradation avancé ne cesse d’inquiéter sérieusement les agriculteurs qui tirent pour la énième fois la sonnette d’alarme avant l’explosion de cette véritable bombe écologique à retardement. « La saison des grandes chaleurs aidant, l’air empesté par les odeurs nauséabondes que laissent émaner le ruissellement des eaux augment la probabilité d’infiltration des eaux usées, exposant la vie des riverains à des risques, tels que les ( MTH Maladies à Transmission Hydrique). Ainsi, les autorités locales doivent nous trouver une solution efficace», déclara un riverain. D’ailleurs, toutes les terres agricoles longeant le lac d’El Ayayda n’ont pas été cultivées cette année pour des mesures préventives, ce qui a entraîné des pertes vertigineuses aussi bien pour les agriculteurs que pour la commune. « A l’heure ou partout ailleurs on s’attache à sauvegarder la nature afin d’assurer un cadre de vie sain, le déversement des eaux signera l’arrêt de mort à toute une région protégée par le traité international de Ramsar (Iran), paraphé par l’Algérie en 1975. Cette situation a contribué à la pollution des oueds, provoquant dans son sillage l’apparition de dépôts d’ordures qui favorisent le pullulement des rongeurs et des maladies pathologiques », s’inquiètent les habitants d’El Ayayda à l’idée de perdre leurs pacages naturels. En attendant la mise en place d’une stratégie rationnelle pour la relance du secteur de l’agriculture au niveau de cette commune et la résolution définitive de ce problème, plusieurs correspondances ont été destinées à ceux qui de droit par les responsables de la commune, surtout que le problème du débordement des eaux usées touche actuellement d’autres localités commune Chehaïria où les habitants exigent continuellement la réalisation d’une station de traitement des eaux usées, apprend-on.