O. Degui

L’eau se fait toujours rare dans plusieurs localités de la wilaya de Tlemcen. Une carence qui ne fait qu’accentuer le calvaire des habitants et exacerber leur colère contre les responsables du secteur qui affichent immobilisme et laisser-aller. Ainsi, dans la commune de Chetouane, des villageois sont sans eau potable depuis une quinzaine de jours. Ils vivent un véritable cauchemar alors que les élus ont promis de régler ce problème durant la campagne électorale. Finalement, ces promesses se sont avérées être des vœux pieux. Au village de Sidi Aïssa, les habitants ne savent plus à quels responsables se plaindre. Quant aux responsables locaux, ils réagissent peu pour résoudre ce problème. Les habitants dudit village ainsi que d’autres ont vécu l’enfer durant l’été dernier et n’en peuvent plus de supporter les charges découlant de l’acquisition de l’eau, cédée par des colporteurs à raison de 1000 DA la citerne. A cet effet, des habitants de la région ont protesté à maintes reprises devant le siège de l’APC pour dénoncer les pénuries successives enregistrées l’été dernier et réclamer ce liquide vital, en vain. Même, le chef-lieu de wilaya semble ne pas échapper à cette situation. A la cité Oudjlida, dans la commune de Tlemcen, située à quelque 5 Kms au nord du chef-lieu de la wilaya de Tlemcen, l’eau ne coule plus des robinets depuis plus d’une semaine. Ce problème est dû à un problème technique, soulevé pourtant par la population à l’adresse de l’Algérienne des eaux il y a plus de vingt jours. L’ADE a même promis de régler ce problème mais rien ne semble avoir été fait puisque la situation persiste, au grand dam de la population locale. « Aujourd’hui, ça fait dix jours que nous sommes privés d’eau potable », se plaint un habitant de cette cité. Il a ajouté : « Durant l’été, nous avons pris l’habitude de puiser l’eau des sources. Nous sommes en plein hiver et nous ne pouvons pas faire ces déplacements. Les responsables concernés doivent régler au plus vite ce problème qui a trop duré ».