J.M

Le drame survenu hier au niveau du chantier d’une tour en plein cœur du quartier Miramar, a remis sur le devant de la scène la situation administratives des travailleurs à travers les chantiers de travaux publics (BTPH) notamment vis-à-vis des déclarations auprès de la caisse nationale d’assurance sociale (CNAS). Au niveau de l’inspection régionale du travail, les bureaux ne désemplissent pas. Plusieurs travailleurs viennent, en effet, déposer plaine contre l’employeur pour infraction aux lois du travail. En plus des licenciements abusifs, les accidents de travail qui surviennent à travers les chantiers sans que le travailleur soit déclaré à la CNAS, sont aussi enregistrés. Dans ces cas les employeurs sont dos au mur, et l’inspection de travail n’hésite pas dans l’application des mesures à leur encontre. Cette inspection mène régulièrement des visites d’inspection aux chantiers où les agents peuvent rencontrer les travailleurs et les chefs de chantier et s’enquérir sur la situation administrative de tous ceux qui sont sur le chantier. Il faut dire que des centaines de travailleurs sont en situation irrégulière à travers les projets en cours de réalisation à Oran. Le phénomène le plus en vue ces dernières années, est le recours à main d’œuvre des ressortissants africains. Disponibles, robustes et surtout moins chers par rapport aux charges de travail, c’est ce qui fait d’eux, l’atout du promoteur afin de faire avancer les travaux. On les voit désormais se rassembler chaque matin au niveau des ronds-points des Amandiers, Bir El Djir et Canastel, en attendant une proposition. Mais les employeurs qui prennent comme excuse, le manque de main d’œuvre locale qui refuse de travailler dans les chantiers, optent directement pour les ressortissants africains, généralement dans une situation irrégulière sur le territoire national, mais en revanche, ils n’assument pas complètement leurs responsabilités en cas d’accident de travail. Des mises en demeure et surtout des poursuites judiciaires sont prises à l’encontre des employeurs qui ne respectent pas le code du travail.
Une mission pour laquelle, des brigades sont mobilisées à travers les chantiers.