Mokhtar C.

En voulant s’intéresser à la situation des travailleurs décédés et blessés dans la chute du monte-charge du 11e étage, on a pris attache avec le directeur de l’emploi qui n’a pas pu nous donner des détails, puisque selon lui, aucune information n’a été recueillie, et ce pour permettre à l’enquête d’être diligentée. Quant à l’inspection du travail, elle a annoncé qu’une enquête a été immédiatement lancée par ses services afin de prendre les mesures nécessaires à l’encontre du promoteur.
Les cas de décès au niveau des chantiers sont devenus inquiétants, rien que durant les deux dernières années, 12 personnes ont péri en plein travail. De plus, des rapports indiquent que 20% des travailleurs sont menacés par des maladies graves selon le créneau dans lequel ils exercent. Les conditions de travail et les mesures de sécurité des travailleurs notamment dans les chantiers des tours d’immeubles, sont souvent mauvaises, ce qui met la vie des ouvriers en dangers de mort les chutes des étages en hauteur étant toujours dramatiques. Le hic est que ces ouvriers sont rarement affiliés à la CACOBATPH, qu’ils soient algériens ou d’autres nationalités. Il faut dire que ces derniers constituent le plus grand taux de main d’œuvre dans les chantiers de construction, s’agissant en grande partie des subsahariens appelés les « camarades », le Syriens et les marocains. D’ailleurs, une des victimes de l’incident d ce mardi dans le chantier de réalisation d’un hôtel au centre ville d’Oran est un « camarade ».
C’est le seul qui a survécu et se trouve dans un état critique au service des urgences du CHU d’Oran.