O. Degui

Tizi réclament, entre autres commodités de la vie, de l’eau dans leurs robinets depuis des mois. L’APC rassure qu’un projet de raccordement au réseau d’AEP est en cours d’achèvement.
Le village de Tizi, relevant de la commune d’ Aïn Fezza, demeure dépourvu des commodités de la vie, essentiellement l’eau potable. Ses habitants, qui attendent depuis fort longtemps une meilleure prise en charge de leur quotidien, ne voient pas encore le bout du tunnel. Aux dires de ses représentants, cette localité, limitrophe du village montagnard et dont une petite partie de son territoire dépend administrativement de la commune d’Aïn Fezza , demeure enclavée, voire déshéritée. « Nos démarches auprès des autorités pour solutionner le problème d’alimentation en eau potable datent de l’année 1999 mais à ce jour, les habitants de vivre le calvaire » déplore, avec émotion, Kholkhal Mohamed, un des représentants du village de Tizi.
Correspondances et autres documents à l’appui, cet interlocuteur dénonce « la lenteur observée chez les autorités locales qui ont montré leurs limites quant à la prise en charge des préoccupations des villageois, notamment celles concernant l’AEP, le gaz de ville, l’assainissement, l’éclairage public, l’entretien des pistes… ». « À plusieurs reprises, nous avons saisi qui de droit pour réclamer ce dont nous avons besoin, mais en vain », écrit-on dans un courrier adressé au nouveau président de l’APC d’Aïn Fezza. Selon un représentant de l’APC, les travaux de raccordement du village au réseau d’AEP sont en cours d’achèvement. « Nous avons dégagé une enveloppe pour la mise en service de l’AEP du village.
Nous rassurons les villageois que l’eau coulera bientôt dans les robinets » promet ce représentant de l’APC.
Concernant la piste menant au village et qui est longue d’un peu plus 6,5 km, le même interlocuteur précise que celle-ci est praticable parce que les services de la commune ont procédé auparavant à son revêtement en béton. Outre donc le problème de l’AEP, les habitants du village de Tizi interpellent les autorités locales sur les dangers de la route auxquels sont exposés particulièrement les écoliers qui doivent traverser quotidiennement cette route à grande circulation pour rejoindre leurs établissements scolaires situés plus loin, dans la commune d’Oued Lakhdar et Aïn Fezza .