J.M

Annoncée à la fin de l’année dernière, les menaces d’une grève cyclique des fonctionnaires des Impôts ont été exécutées. La première action a été tenue le 5 janvier dernier, avec un taux de suivi jugé appréciable par le conseil national du Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts (Safi). Le mouvement sera reconduit ce mardi 18 janvier avec une grève de trois jours, afin de revenir à la charge et interpeller le ministère des finances quant à la situation socioprofessionnelle des travailleurs du secteur.
« Hier, à travers les recettes et direction des impôts à travers la wilaya d’Oran, l’affluence était minime, car la plupart des citoyens et les chefs d’entreprises ne sont pas au courant de ce mouvement qui coïncide avec la période de dépôt des bilans et autres prestations » nous dira un travailleurs de l’hôtel des finances. Et d’ajouter : « Cette grève est légitime, puisque notre secteur est le deuxième pourvoyeur d’argent aux caisses de l’Etat après les hydrocarbures, mais malgré cela, on ne jouit des avantages des travailleurs des autres secteurs, nous avons des salaires bas, pas de primes et travaillons dans des conditions lamentables, c’est pour cela cette grève sera reconduite, jusqu’à satisfaction de nos revendications principales.».
Les travailleurs des services des Impôts, par l’intermédiaire du conseil national du Syndicat autonome des fonctionnaires des impôts (Safi) réclament la révision du statut particulier du fonctionnaire des impôts et du régime indemnitaire, l’amélioration des moyens de travail et de la formation afin de pouvoir accéder à des postes de responsabilité. Parmi les autres revendications soulevées dans la plateforme on citera, une protection des employés des abus et pressions des organes externes, l’ouverture de centres d’impôts de proximité, transférer le secteur des impôts de la Fonction publique, ainsi que l’application immédiate de la loi organique et du système compensatoire. En outre, le SAFI réclame la numérisation du secteur des impôts et l’extension de la qualité de police judiciaire aux employés des impôts. Des réunions ont été tenues entre le SAFI et la direction générale des impôts (DGI) ont été tenues ces dernières semaines, sans aboutir à une entente sur l’ensemble des requêtes. La DGI devra faire ainsi à une perturbation mensuelle des prestations du secteur, car le SAFI a annoncé que le mouvement sera reconduit jusqu’à satisfaction des doléances.