J.M

Des dizaines de familles recalées de la dernière opération de relogement dans le cadre du programme LPL à Ain El Bia sont dans l’expectative, après des mois d’attente sans avoir gain de cause. En fin de semaine, ces familles se sont rassemblées devant le siège de la daïra de Béthioua afin d’interpeller la cheffe de daïra pour leur trouver une solution. Ils affirment qu’ils ont été injustement écartés de la liste du quota des 300 logements parmi les 1000 que compte cette cité de Chehairia. Une cité qui accueillera également en partie les résidents du bidonville Cumo d’ Es-Sénia, chose qui n’a pas été acceptée par les demandeurs de logements sociaux, qui ont déclaré que « seule la pauvre commune d’Ain El Bia a vu son quota de logement sociaux amoindri parmi les 26 communes de la wilaya ». « Nous avons été rassurés en avril dernier par les responsables locaux, qu’un quota supplémentaire nous sera incessamment consacré, mais rien n’a été fait, voilà bientôt une année qu’on attend sans avoir une réponse concrète, notre situation est difficile, il y a des familles qui sont séparées à cause de cette crise, ici à Ain El Bia il n’y a pas de bidonvilles pour pouvoir y habiter en attendant, la crise est énorme » nous dira l’un des protestataires. Et d’ajouter : « Certaines familles ont squatté chacune un local destiné aux jeunes chômeurs, les pères de familles et leurs enfants vivent dans des conditions précaires dans un périmètre étroit qui fait office de chambre, cuisine et même toilettes. A leur grande stupéfaction, ces citoyens n’ont pas été retenus par la commission pluridisciplinaire chargée d’établir le rapport sur les conditions des demandeurs du logement social et leur attribuer des points selon lesquels ils bénéficieront d’un logement décent ». La lueur d’espoir est dans la nouvelle liste que la cheffe de daïra a promis de la rendre publique, mais à près d’un an de l’affichage de la première liste, rien n’a été fait jusqu’à présent. Cette liste qui fait partie du projet des 1000 logements de la localité de Chehairia a suscité une grande colère dans toute la commune d’Ain El Bia en avril dernier, lorsque les citoyens qui n’ont pas été retenus ont affiché leur mécontentement en bloquant l’autoroute nationale N°11 et en organisant des protestations et des sit-in devant le siège de la daïra de Béthioua. Des lettres de doléances avaient même été envoyées à l’ex-wali d’Oran, au médiateur de la république à Oran, dénonçant l’opération. Rappelons qu’un quota de ce projet de 1000 logements a été réservé aux occupants du bidonville de ‘’CUMO’’ ce qui a aussi attisé la tension des citoyens qui espéraient avoir une chance vu que le nombre est élevé cette fois-ci. La cheffe de la daïra a affirmé aux contestataires qu’elle n’a fait qu’appliquer la loi, le salaire du postulant au logement social ne pouvant dépasser les 24.000 DA, ce qui peut compromettre les chances de centaines de citoyens qui ont vu leurs dossiers refusés. Le certificat de résidence et la fiche de paie de l’intéressé et celle de sa femme si elle travaille ont été des facteurs qui ont fait sauter des centaines de noms de la liste. Les familles en attente de délivrance, campent sur leur position affirmant qu’ils ont confiance en les responsables de la daïra et ceux de la wilaya afin de trouver une issue à ce problème notamment en augmentant le quota accordé aux résidents de la commune Ain El Bia par rapport à celui du Cumo. Même le nouveau maire de la commune a son rôle à jouer en sa qualité de premier responsable de la commune et membre de la commission.