O. Degui

Jeudi, le palais de la culture Abdelkrim Dali d’Imama, à Tlemcen, a abrité les cérémonies marquant le nouvel an amazigh, avec la contribution de plusieurs parties proposant une grande manifestation culturelle, traditionnelle et artistique. Le palais s’est transformé en un vaste musée où l’habit traditionnel s’est mêlé aux plats du terroir et les gâteaux traditionnels, les fruits secs aux divers confis confectionnés par des mains magiques; le couscous sous toutes ses formes et ses goûts aux odeurs d’encens et enfin les couleurs de cette grande exposition aux fresques des mosaïques de ce somptueux palais.
Les visiteurs ont dégusté chaque plat du terroir à la grande satisfaction de ces femmes venues des quatre coins de la région de Tlemcen pour leur faire apprécier et découvrir des recettes du terroir. Les enfants étaient présents également. Vêtus de leur magnifique tenue traditionnelle, les petits ont donné une autre dimension à cette fête, celle du partage, de la fraternité et de la préservation des valeurs ancestrales. Le wali, accompagné des autorités locales et de cadres du secteur de la culture, a inauguré cette manifestation marquant la célébration de cette fête nationale de Yennayer. Le carnaval d’Ayrad (lion), faisant la renommée de la région de Béni-Snouss, est considéré comme une expression théâtrale traditionnelle de par toutes les composantes artistiques qu’il rassemble : une dizaine de jeunes, couverts de peaux de bœuf ou de chèvre et le visage caché par les masques représentant divers animaux, sillonnent, le nuit de Yennayer, les ruelles du village sous les percussions les bendirs, dansant et chantant, ces jeunes comédiens passent d’une maison à une autre, pour collecter les dons et les offrandes qui seront distribués à l’aube à tous les démunis de village. C’est l’une des particularité des festivités de Yennayer à Tlemcen.