Linda Otsmane

L’ex-cave du stockage de vin du centre de la commune de Béthioua, située tout juste à l’entrée principale de la ville mitoyenne au lycée Ahmed Medeghri, présente un grand danger pour les élèves qui se regroupent le long de cette vieille bâtisse qui sert actuellement de magasin de ferrailles et autres matériaux de la Société « SOCOTRAB ». L’état dans lequel se trouve cette cave de stockage de vin construite par les colons est une autre plaie qui renseigne sur la viticulture en Algérie. A Béthioua, le constat est amer, l’unique cave se trouve en nette dégradation, alors que lors de sa dernière visite d’inspection et de travail, l’ex wali d’Oran avait donné des instructions strictes aux autorités locales pour la récupération de cette cave, afin de l’aménager et de la réhabiliter à sa vocation d’origine pour pouvoir la rendre rentable et la mettre en location sous adjudication. Cette cave aux toits détériorés a atteint une dégradation avancée de toutes ses façades, ce qui cause un grand danger pour les lycées au moment où ils se regroupent aux heures de pointes devant cette bâtisse. « Cette cave attend que les autorités locales la prenne en charge et la restaurent dans sa vocation initiale, pour la rendre rentable dans tous les domaines. On se demande pourquoi cet investissement lourd n’a pas été pris en charge dans le cadre du Programme National du Développement Agricole, dira un fonctionnaire de la filière de la Viticulture. Selon des statistiques élaborées à cet effet, le vignoble algérien occupe 73.900 hectares, soit 19 % de la superficie arboricole.
53 % de ces terres sont située à l’Ouest. Rappelons que l’Algérie disposait de 2200 caves en 1962 et ne reste aujourd’hui que 200 caves, dont 22 seulement sont opérationnelles et le reste a été détourné par des particuliers.