Linda Otsmane

Lors de cette fête de Yennayer, l’on a constaté un engouement important pour les achats des fruits secs. A Arzew, plusieurs marchands ambulants ont investi les places publiques pour afficher des prix qui demeurent exorbitants pour les petites bourses. « Cette pratique n’a pas empêché les gens à manifester leur intention pour fêter cette occasion comme il se doit. D’ailleurs, le nombre de clients a augmenté par rapport à l’année dernière », dira un vendeur dont les estimations demeurent moins crédibles en comparaison avec d’autres qui disent que cette fête commence à perdre sa valeur avec le temps. Ce témoignage a été renforcé par les impressions recueillies sur place auprès de certains habitants estimant que la célébration de la fête de Yennayer cette année a été faite dans des conditions un peu spéciales par rapport aux années précédentes. L’impact négatif généré par le virus a introduit un changement presque radical dans les coutumes des familles algériennes. Les retrouvailles et les regroupements familiaux auparavant tenues pour célébrer ce type de festivités ne se font plus. Beaucoup d’habitants ont presque abandonné cette occasion qui n’a rien à voir avec le côté religieux à l’instar d’El Mawlid Ennabaoui, Moharem, ou autres. « Même la version historique relative à la célébration de « Yennayer » a plusieurs interprétations avec une tendance légendaire », selon certains habitants peux intéressés par la célébration de cet évènement. Sur un autre volet et concernant les prix affichés, ces derniers dépendent de la nature du fruit et sa disponibilité dans le marché local. A titre d’exemple, les amendes sont proposées à 1200 DA/ Kilo, les noisette à 800 DA, les marrons à 1000 DA, l’ananas frais à 400 DA/la pièce, les raisins frais à 1400 DA, les pruneaux à 600 DA, alors que pour les autres fruits, les prix ont varié selon la qualité, apprend-on. Notons que les étals se faisaient à même le sol sans aucun respect des conditions régissant l’exposition des produits alimentaires à la vente notamment en cette période ou les opérations de désinfection s’imposent plus que jamais avec la dégradation de la situation sanitaire à travers tout le pays. «En l’absence des agents de contrôle et de la conscience collective chez les habitants, ces marchands exerçant dans la clandestinité tentent de vider les poches aux citoyens peu consciencieux de la qualité du produit qu’ils consomment pouvant entraîner des complications inattendues», dira un chef de famille.