Chahmi B.

Le siège du cabinet du P/APC d’Oran a abrité, hier matin, une séance de travail ayant pour ordre du jour « le recouvrement » un dossier épineux et lourd d’où la présence du chef de la daira d’Oran, Mourad Rahmouni, des élus et des cadres communaux.
Le dossier du recouvrement figurait déjà parmi les priorités de l’ancienne assemblée, avec un plan d’action tracé, mais le premier magistrat de la ville sait que cela ne suffit pas, car le mal est profond et complexe. Le premier combat est celui du patrimoine communal et sa capitalisation. Il faut dire que la plus grande commune d’Algérie, considérée comme riche est pourtant pauvre à cause du problème de recouvrement de ces recettes. La nouvelle assemblée élue compte remédier à cette situation pour renflouer les caisses de la commune en souffrance. « Le volet financier est capital dans la gestion de la commune, nous devons maitriser nos dépenses aussi bien que nos recettes qui doivent palier aux manque de finance d’autant plus que la prise en charge par la commune de certaines structures et établissement représente tout juste une charge sans générer de revenus. ». Il s’agit à titre d’exemple de la gestion des écoles primaires et des mosquées. Du coup, selon cet élu, « dépenser sans faire entrer de l’argent, crée forcément un déséquilibre et une crise financière.
D’où la série de mesures prises par les responsables locaux afin de renflouer les caisses ».
Au bout de compte, le coup de pouce opéré par la commune d’Oran fin 2018-début 2019, dans le segment du recouvrement des recettes au titre de ses produits domaniaux, notamment, aura donné des effets positifs mais éphémères, par rapport à la capacité et aux moyens dont recèle la ville.
La pandémie du Covid-19, avec ses conséquences désastreuses en matière de recouvrement au profit de la trésorerie communale, a renversé la cadence, ce qui est expliqué par cette chute libre des recettes après une ascension soutenue induite par de courageuses délibérations communales touchant un large éventail de droits et taxes. Mais selon des observateurs, prendre pour seul responsable le coronavirus dans cet état de fait, c’est occulter les nombreuses tares caractérisant le système de recouvrement.
Un système obsolète, stéréotypé, nécessitant un changement.