Boualem Belhadri

Pas moins de 50 agriculteurs de la wilaya d’Aïn Temouchent, disposant des points d’eau et des moyens financiers ont exprimé leur intérêt pour la culture du pistachier et se sont inscrits au programme national de développement de ce créneau. Ces fellahs ont pris part, à la fin de la semaine écoulée, à une journée de formation dédiée aux techniques culturales du pistachier, organisée à l’institut de technologie des moyens agricoles spécialisés d’Aïn Temouchent. Le centre national de contrôle et de certification des semences et de plants a procédé dernièrement à la certification de cinq variétés de pistachiers. C’est un arbre fruitier qui pousse très bien dans les régions tempérées à faible pluviométrie. La formation, indique-t-on à la Direction locale des services agricoles, a été initiée par le Haut Commissariat au développement de la steppe (HCDS) de l’ouest, basé à Saïda. Après les essais concluants menés au niveau de plusieurs zones steppiques, précise-t-on à la HSDS, le ministère de l’agriculture et du développement rural a estimé nécessaire d’élargir l’expérience aux régions semi-arides à faibles pluviométrie. C’est ainsi que le choix a été porté sur la wilaya d’Aïn Temouchent qui présente des caractéristiques structurelles et climatiques permettant un développement du pistachier. « On le plante pour ses fruits ou son aspect ornemental, le pistachier est un arbre qui supporte aussi bien la sécheresse que le froid. Il peut en effet résister à des températures pouvant aller jusqu’à moins 20 °C », rappellent les spécialistes du domaine.