M. Leboukhi

La crise de l’eau persiste depuis deux semaines à travers la wilaya de Sidi Bel-Abbès où les populations de 18 communes alimentés par le barrage de Sidi Abdelli, actuellement asséché. Le nouveau programme de distribution d’eau potable, adopté par l’Algérienne des eaux (ADE), en collaboration avec la Direction locale de l’hydraulique, n’est pas bien accueilli.
Le citoyen se trouve contraint d’attendre des jours que l’eau potable ne coule des robinets pour une durée ne dépassant pas la demi-heure et avec un faible débit. Cette situation nécessite selon de nombreuses personnes la relance des nombreux projets destinés à améliorer l’AEP et à répondre aux besoins de la population en cette denrée importante et rare du fait de la persistance du phénomène de la sécheresse et l’épuisement des réserves hydriques. D’autres s’interrogent sur la station flottante, achevée il y a près de deux mois au niveau du barrage de Sidi Abdeli afin de pomper les eaux stagnantes au milieu du barrage après que son niveau ait baissé avant l’arrêt de ses services. Ce projet a nécessité l’injection d’importants investissements pour sa réalisation.
Le projet de réalisation d’une station de dessalement d’eau de mer au niveau de la wilaya d’Aïn Temouchent, la plus proche de Sidi Bel Abbès, qui réglerait enfin le problème de rareté et des perturbations de la distribution d’eau potable. La Direction de l’hydraulique a expliqué par le biais de son directeur, lors de la réunion de contact entre le wali et les nouveaux présidents des APC, tenue la semaine écoulée, l’incapacité de leurs services à assurer la distribution de l’eau aux citoyens par l’arrêt du pompage à partir des réserves du barrage de Sidi Abdeli, qui assure un quota de 52.000 mètres cubes au profit des communes concernées. L’ouvrage hydrique dépend de la station de dessalement de Honaïne, comme solution temporaire, en attendant la fin des travaux de forage de deux puits artésiens, l’un à Boyatas et l’autre à Sidi Ali Ben Youb, devant répondre aux besoins des communes de la wilaya. Il est à noter que le wali de SBA, Limani Mustapha, a mis en place une cellule de crise pour suivre le problème de l’eau immédiatement après l’arrêt du pompage du barrage de Sidi El-Abdali, comme il a donné des instructions strictes à ses services pour coordonner avec la wilaya de Tlemcen afin de porter le quota quotidien d’eau reçu à partir de la station de dessalement de Honaïne à à 45.000 m3 pour étancher la soif des populations des 18 communes concernées.