Younes Zahachi

Dans le cadre des mesures préventives contre les inondations urbaines et les dégâts pouvant découler lors de pluies d’orages, le chef de l’exécutif de la Wilaya avait donné des instructions pour le nettoyage et le curage des avaloirs des caves de bâtiments situés au niveau des Citées d’habitants, ainsi que le curage des bouches d’égout au niveau des points noirs censés être recensés déjà. Cette opération de prévention concerne aussi les routes et cours d’eau dont celui d’Oued Aïn Sefra ainsi que l’ensemble des autres exutoires des eaux pluviales des réseaux de voieries routiers de la wilaya. Les chutes de pluies, particulièrement celles du Jeudi,02 Décembre courant, du reste annoncées par un BMS, ont montré encore un fois qu’il y a des lacunes dans les cas de pluies orageuses un peu partout au niveau des réseaux urbains d’évacuation des eaux pluviales. Les inondations enregistrées lors des dernières averses, ont montré que les opérations menées n’ont pas été menées comme il se doit. Les justificatifs avancés par les responsables indiquant que les fortes quantités de pluies sont à l’origine des inondations et non la défaillance du réseau d’évacuation des eaux pluviales n’ont pas convaincus les citoyens qui connaissent les lieux mieux que personnes puisque beaucoup d’avaloirs et regards sont obstrués. « Il ya des avaloirs qui ont été carrément cimentés pour ne pas dire supprimés alors nombreuses sont les conduites qui sont bouchées. Il n’y a qu’à se balader au niveau de tout le quartier « Pépinière » pour se rendre compte de la triste réalité qui prévaut où encore, le long du Boulevard Ahmed Ben Bella du front de mer de « Salamandre » et autres quartiers de la ville à l’instar de la Cité « Hourria »,du « 05 Juillet » », dira un riverain. Ainsi, le problème récurrent des inondation est resté sans solution car, tout porte à croire qu’il n’existe pas de plan stratégique de lutte contre les inondations hivernales du fait qu’il n’y a pas non plus une évaluation précise des problèmes physiques au niveau de tous les réseaux d’évacuation et encore moins de matériels spécialisés pour l’intervention d’urgence et pour l’entretien des réseaux. L’autre problème soulevé par les mostaganémois est les nombreux avaloirs autour de certains ronds-points et le long de route de « Sablettes » qui sont toujours sans couvercle. Dans tous les cas de figure, le citoyen estime qu’il faut carrément revoir le dossier de la gestion des risques de débordement des eaux pluviales sur la base d’une vraie technicité opérationnelle, loin du travail bâclé fait à « l’a peu près » et ce en collaboration avec la société civile, dans le cadre d’une vraie démocratie participative.