Boualem Belhadri

Près de 80 % des micro-entreprises, créées dans la wilaya d’Aïn Temouchent au titre de l’ex-dispositif ANSEJ, sont en difficulté.
Ces entités économiques, pour moult raisons ont cessé d’exercer en cumulant des dettes qu’elles n’arrivent pas à rembourser. Et dans le cadre de la mise en œuvre de la relance des entreprises, l’Agence nationale de l’appui au développement des entreprises ( ANADE), l’héritière de l’ANSEJ, par la voix de son chargé de communication local a laissé entendre, hier, que l’Agence va retirer les plaintes déposées au niveau des tribunaux contre les micro-entreprises défaillantes.
Cette mesure coïncide les instructions données par le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la réunion, dimanche, de la réunion du Conseil des ministres, portant exemption des jeunes, en difficulté ayant bénéficié de crédits de soutien à l’emploi, des poursuites judiciaires, selon un communiqué du Conseil des ministres. « Le Président de la République a donné des instruction pour accorder une chance aux jeunes en difficulté, ayant bénéficié de crédits de soutien à l’emploi, en les exemptant des poursuites judiciaires tout en adoptant une approche économique en matière de traitement selon un échéancier de remboursement des dettes », précise le document. Dernièrement, un haut responsable du ministère concerné avait précisé que l’Etat va venir à la rescousse de ces jeunes entrepreneurs en leur permettant de bénéficier du rééchelonnement de leurs créances, pouvant aller jusqu’à cinq années et d’un différé de paiement allant jusqu’à 12 mois, avec un effacement des agios, des intérêts, des pénalités de retard, des frais de commissions et des taxes.
Une bonne nouvelle pour ces dizaines de centaines de gérants de micro-entreprises, menacés de poursuites judiciaires, qui disposent d’une autre chance pour relancer leurs activités et rebondir sur de bases solides.