R.R

L’Algérie a été parmi les premiers pays à avoir ratifié la Convention internationale pour la protection des droits de l’enfant (CIDE), adoptée par l’assemblée générale de l’ONU le 20 novembre 1989, car accordant un intérêt particulier à cette frange de la société et à sa promotion, a indiqué samedi à Mascara, la présidente de l’Organe national de protection et de promotion de l’enfance (ONPPE), Meriem Chorfi. Lors d’une journée d’étude, organisée par l’ONPPE en coordination avec le bureau Algérie de l’UNICEF et la wilaya de Mascara à l’occasion des festivités nationales de la Journée internationale de l’enfance, Meriem Chorfi a rappelé que l’Algérie qui a ratifié le 19 décembre 1992 cette Convention internationale, « accorde un intérêt particulier à la question de la protection des droits de l’enfant et de sa promotion en adaptant plusieurs de ses lois et conventions ratifiées dans le cadre de son engagement international dans ce domaine ». La présidente de l’ONPPE a salué le choix du thème « La santé mentale chez les enfants et les adolescents », retenu pour cette rencontre qui, a-t-elle dit, « intervient conséquemment aux effets néfastes sur la santé psychique et mentale des enfants et adolescents causés ces deux dernières années par la pandémie du coronavirus qui a affecté toutes les couches de la société et principalement sur celle des enfants et des adolescents qui représentent le tiers de la population algérienne ». et d’ajouter, « l’ONPPE a installé en 2019 la commission thématique chargée de la santé de l’enfant avec la participation de plusieurs instances dont les représentants de la société civile. Cette commission a organisé, depuis son installation, plusieurs activités pour la protection et la promotion de la santé de l’enfant sur tous les plans et dans tous les domaines, dont la santé mentale ».
De son côté, le représentant du bureau Algérie de l’UNICEF, Islam Boukhari, a remercié le gouvernement algérien pour son souci constant à veiller à la protection et à la promotion des droits des enfants. Il a rappelé que le Premier ministre et ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, avait présidé, il y a deux jours de cela, l’opération de lancement des festivités de la Journée mondiale des droits de l’enfance. L’intervenant a souligné que « la préoccupation et l’intérêt accordés aux droits de l’enfant dans le monde prend de grandes dimensions positives en atteste la CIDE, adoptée par l’assemblée générale de l’ONU, qui est considérée comme l’un des documents internationaux les plus ratifiés par les Etats ». Pour Islam Boukhari « malgré l’attention internationale portée à la santé mentale des enfants et des adolescents, seul 2 % des budgets publics destinés au secteur de la santé mondiale sont consacrés à la prise en charge de la santé mentale, montant insuffisant qui devrait être augmenté pour lutter contre ces maladies ». Le wali de Mascara, Abdelkhalek Sayouda, a également fait part, dans son intervention, de la disponibilité des services de la wilaya à fournir les moyens matériels et humains nécessaires pour soutenir les activités de l’ONPPE dans la région. Au cours de cette rencontre, le Dr Rabah Abderrahmane, spécialiste en psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, a abordé le thème « les généralités de la santé mentale », alors que la responsable des études à l’ONPPE, Aïda Mechri, a évoqué « le rôle de l’Office dans le renforcement de la santé mentale de l’enfance ». De leur côté, le Dr Rouichi Mounia a fait une intervention sur « les activités de la commission thématique en charge de la santé des enfants », le Dr Sibali Chahinez a parlé des « retombées de la violence sur la santé mentale des enfants », alors que le Pr Mustapha Khiati, président de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem), a abordé le thème de « la contribution de la société civile dans le domaine de la santé mentale de l’enfant ». Enfin, l’universitaire Dehrib Samir a traité de « la santé psychique de l’enfant ». Durant la période de l’après-midi, une caravane de solidarité avec les enfants autistes, pris en charge au centre relevant de la Direction de l’action sociale et de solidarité, a été lancée. Des enfants autistes bénéficieront d’un diagnostic de cette maladie avec l’utilisation des équipements médicaux modernes, ont indiqué les organisateurs