Boualem Belhadri.

Alors que le lancement de la campagne labours-semailles 2021-2022 a été donné au début du mois d’octobre passé à Aïn Temouchent, des réticences de la part de certains céréaliers sont relevées dans le milieu des gens de la terre. De nombreux fellahs attendent toujours les premières pluies d’automne pour se mettre à l’œuvre en dépit de toute la panoplie de mesures de facilitation d’obtention de crédits au titre du financement. Cette semaine, après les timides chutes de pluie, les agriculteurs ont enfin entamé à labourer leurs terres, une opération qui sera suivie par l’ameublement du sol puis l’engraissement et enfin le semis. Le temps est à l’optimisme, estiment les responsables de la direction des services agricoles, car grâce au guichet unique ouvert dans un local de la CCLS, les céréaliers de la wilaya peuvent, en une matinée, effectuer toutes les opérations auprès de la banque BADR, des assurances CRMA, de la CCLS et du crédit R’fig. Les objectifs fixés par le directeur des services agricoles, M. Boulanouar, sont encourageants à plus d’un titre. Ainsi, il est attendu l’emblavement d’une superficie de 117.000 ha dont 59.000 ha en blé dur, 2.000 autres en blé tendre, 49.000 ha en orge et 19.000 autres en orge-avoine (fourrage). Cependant des céréaliers ont tendance à recourir aux semences de ferme, faute de pouvoir acquérir de la semence en spéculation orge, destinée aux cultures fourragères. Lors du lancement de la campagne labours-semailles, les responsables de la CCLS ont assuré les fellahs quant à la disponibilité des semences.
Les céréaliers des régions précoces, faute de mieux, se sont servis des semences de ferme non sélectionnées.