Y. Zahachi

Dans le cadre de la lutte contre la spéculation sur les produits de large consommation, notamment la pomme de terre, la Direction du Commerce de la wilaya de Mostaganem s’est mobilisée à mettre en œuvre tous les moyens pour lutter contre la hausse vertigineuse de cette denrée stratégique sur les marchés de détail. En collaboration avec l’Entreprise publique de commercialisation des produits alimentaires (EP DICOPA), pas moins de 360 quintaux de pommes de terre de consommation ont été mis en vente, dès lundi dernier, au prix étudié de 50 dinars le kilo. Cette opération est la seconde du genre après celle organisée le 3 novembre passé au cours de laquelle 2.000 quintaux de ce tubercule ont été mis en vente directe, durant une semaine, au même prix de référence et ce, sous le contrôle du service de l’observatoire des marchés et de la promotion des exportations relevant de la DCP. Selon Mme. Aïcha Bouras, cheffe du service SOPA de la DSA de Mostaganem, une superficie de 2.280 hectares de pommes de terre d’arrière-saison a été cultivée et que sa récolte a commencé au début de la semaine passée, sur une surface de 1.000 hectares avec un rendement estimé à 120 quintaux par hectare.
Malgré l’arrivage de la pomme de terre de la région d’El Oued dans les souks de Mostaganem, il a été constaté que son prix au détail reste encore relativement élevé, autour de 80,00 à 90,00 dinars le kilogramme au niveau du populaire souk d’Aïn-Sefra. Pourtant, certains agriculteurs de la région ont déclaré avoir de la peine à écouler leur production avec un prix de gros proposé à 50,00 dinars par kilogramme alors que d’autres imputent cette situation au problème de la main d’œuvre pour la récolte en ce temps de pluviosité et de froid.