Y. Zahachi

Ces cinq dernières années ont été marquées par une faible pluviométrie suscitant l’inquiétude aussi bien des fellahs que les responsables soucieux d’assurer aux populations cette denrée devenue de plus en plus rare et les ménages. Après une sécheresse inquiétante, l’espoir est revenu avec un automne bien arrosé laissant présager à Mostaganem de bonnes récoltes pour l’arboriculture, la viticulture et le maraîchage d’arrière- saison, des créneaux qui font la réputation de la wilaya. Il est incontestable que le stress hydrique tend à devenir chronique dans notre pays alors que la wilaya de Mostaganem, avec une moyenne pluviométrique « Seltzer » de 330 millimètres de pluie par an, se classe quand même dans un climat semi-aride. Sa population augmente de façon exponentielle en frôlant déjà le million d’habitants, selon certaines estimations et avec le corollaire que sa demande en consommation d’eau augmente aussi. Avant de compter sur l’unité de dessalement de l’eau de mer, implantée dans la zone de «Sonaghter », des barrages des oued Cheliff, de Kramis et de Kerrada, en plus des quelques grands forages dans la zone du « Plateau de Mostaganem » et des quelques 1.500 puits d’irrigation agricole assurent bon gré mal gré, l’eau nécessaire aussi bien pour l’agriculture, l’industrie ou la consommation domestique. Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme et soulignent la nécessité d’éviter toutes les formes de gaspillages, constatées, çà et là, sur les divers réseaux ? Au niveau de la commune de Mostaganem, chef-lieu de wilaya, les autorités locales gagneraient à examiner l’opportunité de mobiliser cette ressource à travers une stratégie de « captage de sources ».
En effet, cette commune compte de dizaines de sources pouvant être recensées et récupérées d’autant plus que les travaux de réalisation de captage de ces diverses sources, sont des ouvrages légers, rapides et peu coûteux.
La mobilisation de ces ressources naturelles assurera aux citoyens une alimentation en eau potable d’excellente qualité en leur faisant, par ailleurs, l’économie de réduire considérablement les dépenses consenties pour l’achat de l’eau auprès des épiciers ou des colporteurs qui sillonnent les quartiers. A titre d’exemple, il y a lieu de se pencher sur le cas de la source « Sidi Allel Ksouri » qui assure un débit important d’eau d’excellente potabilité qui se déverse dans la nature au grand dam de tous.