Le village d’El Kabbar dépend à la fois de deux wilayas – A cheval entre Aïn Temouchent et Tlemcen

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B. Belhadri

Le village d’El Kabbar a la particularité de relever à la fois de deux wilayas. En effet, sa partie nord-est dépend administrativement de la daïra d’Oulhaca El Gheraba, dans la wilaya d’Aïn Temouchent et sa partie sud-ouest relevant de Honaïne, dans la wilaya de Tlemcen. Le visiteur de passage qui se trouve à la plage d’Ouardania, un site paradisiaque, situé à la limite de la frontière séparant les deux wilayas, restera ébloui par le paysage qui l’entoure. Tout près de ce golfe, d’une rare beauté, s’étend majestueusement la plage de Malousse, située au pied d’un plateau fendu caractérisant le relief composant une partie de la région d’Oulhaça El Gheraba, une daïra, née du dernier découpage administratif de 1984 qui a rehaussé Ain Temouchent en wilaya avec ses 28 communes. Cependant, celui qui veut découvrir l’arrière-plan du paysage, il sera captivé par le village d’El Kabbar, perché sur le flanc sud-ouest. Une route carrossable quitte la plage, serpente le relief puis monte pour atteindre ce hameau assez particulier. On découvre que l’école primaire et le collège sont situés dans daïra d’Oulhaça et la mosquée et le dispensaire dans celle de Honaïne. Sur le plan du développement d’El Kabbar 1 et d’El Kabbar 2, les inscriptions de projets tardent à voir le jour. Sur le plan humain, les habitants à cheval sur deux wilayas ne se sentent pas divisés. Beaucoup d’entre eux ont des liens de parenté. Les problèmes évoqués sont assez particuliers notamment en matière d’octroi d’avantages sociaux. Les routes laissent à désirer, le transport est presqu’inexistant et se pose avec acuité pour les écoliers qui se rendent dans les villes intérieures des deux daïras. Aujourd’hui, les habitants des deux rives invitent les responsables centraux chargés de l’aménagement du territoire à se pencher sérieusement à ce problème qui perdure toujours.