B.B
Les diplômés des centres de formation et de l’enseignement professionnels ont plus de chance de décrocher un poste d’emploi que les étudiants sortants des universités. Ce constat a été fait, dernièrement, lors de l’ouverture de la nouvelle année de formation professionnelle, par un responsable du secteur, Boudissa Kouider, qui a donné le coup d’envoi de cette session au niveau du CFPA d’El Malah, dans la wilaya d’Aïn Temouchent. Un simple sondage réalisé au niveau du milieu des jeunes a montré que durant les mois de septembre et octobre, les nouveaux diplômés des universités ont été employés en qualité de saisonniers dans la cueillette des olives chez les particuliers, dans des chantiers ou en tant que doubleurs dans des établissements classés dans les restaurants et cafés. Par contre, les diplômés du secteur de la formation professionnelle trouvent dans l’agriculture des débouchés plus attractifs. Les opérateurs qui investissent les filières de l’arboriculture, de la vigne de table et des cultures industrielles ainsi que l’élevage sont des demandeurs potentiellement avérés. L’institut de formation et d’apprentissage d’Aïn El Arbaa a, lors des deux précédentes rentrées, axé ses efforts sur l’ouverture de filières intéressant ces promoteurs pour répondre à la demande du marché du travail local. A ce niveau de recrutement, les stagiaires sont mieux valorisés et bien pris en charge que chez les fellahs ordinaires qui les recrutent pour des tâches saisonnières. quelques jours. Cette situation pose la question de l’inadéquation des formations assurées par les universités avec la demande du monde du travail. Les diplômés des établissements de l’enseignement supérieur ne cessent de grossir les rangs des jeunes sans emploi. Une véritable refonte de ces filières et des spécialités, notamment en sciences humaines et sociales, s’avère urgente et primordiale.