Boualem. Belhadri

A l’instar des autres wilayas du pays, Aïn Temouchent a commémoré, lundi, le 60ème anniversaire des massacres du 17 octobre 1961 perpétrés à Paris par la police française sous les ordres du sinistre Maurice Papon. C’est un crime d’Etat longtemps dénié par les autorités françaises. Les autorités de la wilaya, les représentants de la famille révolutionnaire et de nombreux citoyens ont été attentifs à l’allocution prononcée par le représentant de la direction des moudjahidine, lors de la cérémonie de dépôt d’une gerbe de fleurs et de la lecture de la fatiha à la mémoire des chouhada qui a eu lieu à Châabet El Lehem, située à 7 km à l’est d’Ain Temouchent. « Cette journée ne peut être réduite à une répression particulièrement violente. C’était une mobilisation exceptionnelle de masse, une insurrection symbolique au cœur même de la capitale coloniale, l’affirmation sans détour de l’attachement de la communauté émigrée à la cause nationale et son soutien indéfectible à son unique et légitime représentant le FLN », comme l’a souligné un moudjahid. A Châabet El Lehem, la délégation officielle a assisté à la mise en service d’une cantine scolaire et à l’inauguration d’un stade de proximité. Une délégation s’est rendue au domicile d’une veuve de chahid pour s’enquérir de son état de santé. Au chef-lieu de wilaya, une cérémonie a été organisée à l’honneur des cadres de la santé, des bénévoles et des nombreuses associations qui se sont impliqués dans la lutte contre la Covid-19 et dans les actions de solidarité au profit des malades atteints par ce virus. Un hommage solennel a été rendu à victimes de cette pandémie. A l’université d’Aïn Temouchent, après l’observation d’une minute de silence à la mémoire des victimes des massacres barbares perpétrés dans la capitale française, le professeur Mankour, du département des langues, a fait une intervention pour relater le contexte et le déroulement de ces massacres perpétrés suite à l’organisation de manifestations pacifiques par les algériens pour dénoncer le couvre-feu qui leur a été imposé par le préfet de police Papon. Ce jour-là, pas moins 300 algériens ont été assassinés et jetés dans les eaux de la Seine alors que de centaines d’autres ont été torturés et emprisonnés dans des conditions inhumaines jusqu’à la proclamation du cessez-le-feu, le 19 mars 1962.