Hafida B.

Lors de sa rencontre périodique avec les représentants de la presse nationale, un rendez-vous que les Algériens attendent pour voir leur Président s’exprimer sur les dossiers relatifs à la gouvernance du pays, Tebboune a donné l’image d’un Homme Fort, il a donné l’image du Président que la population attendait pour être intransigeant quand il s’agit de la dignité de l’Algérie. S’exprimant sur le dernier dérapage de Macron, à l’encontre de l’Algérie et de ses institutions, Abdelmadjid Tebboune a répondu directement au président français, « La France doit oublier que l’Algérie était une colonie française », ajoutant « l’Algérie est forte de ses institutions, de son Armée, de son économie et son peuple vaillant qui ne se soumet qu’à Allah le Tout Puissant. ». Le Président de la République a affirmé que « Celui qui attente à l’Algérie n’ira pas loin”, ajoutant que « la dignité de Algérie est inestimable et que nous devons fidélité au serment de nos 5.630.000 martyrs dont nous devons exalter la mémoire.». A propos de l’écriture de l’histoire de la révolution algérienne, le Président a dit, « l’Histoire ne peut être falsifiée et les relations avec la France relèvent de la responsabilité de tout un peuple…de toute une histoire ». Ajoutant, « l’Histoire “n’est pas dictée par les convenances, ni par les conjonctures”, appelant à confier aux historiens l’écriture de l’histoire commune entre l’Algérie et la France. Il a rappelé que « Durant 132 ans d’occupation de l’Algérie, la France a commis des crimes à l’encontre du peuple algérien que les paroles ne sauraient occulter”, soulignant que l’occupant français avait “exterminé des familles et des tribus entières”.

“Le retour de l’ambassadeur d’Algérie à Paris est conditionné      par le respect total de l’Etat algérien”

A une question sur le retour de l’Ambassadeur d’Algérie à Paris, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, « Le retour de l’ambassadeur d’Algérie à Paris est conditionné par le respect total de l’Etat algérien ». L’Algérie a rappelé la semaine dernière pour consultations, de son ambassadeur à Paris, suite aux propos non démentis que plusieurs sources françaises ont attribué nommément au Président français, portant atteinte à l’histoire et aux institutions de l’Etat, les qualifiant d”ingérence inadmissible” dans ses affaires intérieures.