Chahmi B

Les prix des viandes qui ne sont plus abordables actuellement et devraient connaître une autre hausse, selon certains bouchers, des marchés du centre-ville d’Oran.
Ces derniers expliquent que des flambées sont enregistrées à l’approche de chaque fête ou occasion religieuse ou autre. En ce moment, les familles oranaises à l’instar de tous les Algériens s’apprêtent à célébrer la fête du Mawlid Ennabaoui Charif. Durant cette fête des plats traditionnels comme el Rogag et Berkoukes sont cuisinés avec du poulet. Les occasions et les évènements se succèdent et la flambée de la mercuriale persiste. Les Oranais sont dans la tourmente à cause des prix des produits alimentaires de première nécessité. Les prix des fruits et légumes et des viandes blanches ne cessent d’augmenter. Les ménages ne savent plus à quel saint se vouer. Des petits tours réguliers, ces jours-ci, à travers les marchés du centre-ville, à savoir la rue des Aurès (ex La Bastille), le marché Michelet ou Jean Kraft à Miramar ou encore celui de haï Yaghmoracen (ex-Saint Pierre) ont suffi pour constater l’ampleur de la désolation des citoyens qui n’arrivent plus à remplir leurs couffins de ce dont ils ont besoin. Ce lundi 11 octobre 2021, la pomme de terre était affichée à 100 dinars, les tomates entre 80 et 100 Da, les aubergines à 100, les carottes à 90 et les navets à 180, la courgette à 140, les poivrons doux à 180 et les piments forts à 200 et même l’oignon dont le prix ne dépassait pas les 30 40 dinars et affiché à 70 DA. Les fruits c’est une autre paire de manches. Les poires et les pommes sont à 400 dinars, les bananes à 250 dinars, la nectarine et les pêches à 600 et les dattes leur prix varie entre 400 et 800 dinars. Côté viandes, le poulet qui est la seule source de protéine animale pour la majorité écrasante des Oranais est cédé à 460 dinars le kilo. Il faut noter que à chaque occasion, Ramadhan, vacances, fêtes religieuses, rentrée scolaire ou autre et même les fins de semaines, les prix des produits de première nécessité prennent une courbe ascendante mettant à rude épreuve à chaque fois le pouvoirs d’achat des Oranais qui s’interrogent sur le rôle des services de contrôle et leur efficacité. En effet, les consommateurs à Oran comme leurs compatriotes à travers tout le territoire national ne comprennent pas cette situation car d’habitude c’est le déséquilibre entre l’offre et la demande qui est à l’origine de la hausse des prix. Les spéculateurs provoquaient des pénuries pour augmenter les prix, chose qui ne s’est pas produite ces derniers temps notamment en ce qui concerne les fruits et légumes ainsi que les viandes, d’où l’incompréhension des citoyens. En effet, les étales de tous les marchés cités plus haut sont archi combles et garnis de tout ce dont ont besoin les ménages. Ce qui devrait engendrer normalement une baisse ou même juste une stabilité des prix. Tel n’est pas du tout le cas. Des consommateurs rencontrés, hier, n’ont pas caché leur colère. Ils ont déclaré que depuis quelques semaines ils sont quotidiennement surpris de nouvelles hausses des prix. « Depuis plus d’un mois je n’ai pas acheté de viande car le poulet est trop cher », a déclaré une mère de famille en ajoutant qu’elle se contentait de se procurer quelques légumes qu’elle cuisinait avec des pâtes ou du riz. Elle a affirmé que le budget familial ne permettait pas plus si elle veut atteindre la fin du mois. Il faut dire que c’est le cas d’une grande partie des Oranais qui sont confrontés en cette période, à la veille de la rentrée scolaire, à d’autres frais encore plus « saignants ». Les citoyens espèrent que la loi incriminant les spéculateurs annoncée par le président de la république sera le plus vite possible mise en œuvre pour mettre fin à cette débandade dont ils payent les frais. Rappelons que le président a indiqué que les spéculateurs encourront une peine de pas moins de 30 ans de prison, qui pourrait aller jusqu’à la perpétuité, voire la peine capitale.